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Photo : Jean-Marie Martin

Photo : Jean-Marie Martin

En premier lieu, respect pour ce témoin de l’horreur qui aujourd’hui s’exprime avec une grande sérénité. (Voir vidéo associée à l'article)

Voilà bientôt 20 ans que je porte ce costume (orange) lorsque j’exerce « mon pouvoir » sur la matière en mon atelier. Bientôt 20 ans, autant vous dire que mon costume de Guantanamo est en lambeaux, depuis le temps. Tout décousu recousu de partout. Ayant durant des années déambulé dans les rues de Paris, accoutré de la sorte, chaînes aux poignets. Seul !  La plupart du temps. Alertant le chaland croisé en chemin sur ce qui nous pendait au nez s’il n’était pas mis un terme à cette ignominie instituée, au nom de la défense des droits de l’Homme éternels aux yeux d’un dieu, qui n’était autre en vérité que l’expression de Lucifer en personne. Qui s’en souciait ? Personne ! L’indifférence aux autres étant à ce moment-là à son comble aux pays des « oxydantaux » malades mentaux ne pensant qu’à leurs gueules de crevards invétérés.

Un sujet qui me parle, Guantanamo, et pour cause...

Candide, j’eus cru un temps qu’Obwana mettrait un terme à cette abomination sans nom. Cela n’a duré qu’un temps, celui d’un tournage, jusqu’à découvrir que « le nègre de maison » n’était qu’une petite ….. de la même pointure que celle de ses prédécesseurs, en plus sournois.  Aussi ai-je déballé le costume symbolique pour le garder, alors qu’il était prévu de l’expédier à la Maison Blanche, accompagné du petit film en guise de remerciements pour avoir fermé cette horreur dégoutante. Mais il n’en fut rien. C’est ainsi que je réintégrais mon costume orange pour travailler dans mon atelier jusqu’à aujourd’hui ; gardant pour l’extérieur mon costume de Bagnard (évoquant celui des camps de concentration). Déguisement endossé en 2009, qui devait remplacer le précédent pour alerter « la populace » du danger qu’elle courait. Celui de se retrouver sous peu enfermée dans un monde carcéral sans pitié, aux relents de solution finale. Nous y sommes !

 

Images tournées par Bertrand Normand

Autant vous dire que ces deux épisodes (sans compter les précédents), ne firent pas ma fortune. Les portes se claquant avec fracas sur ma frêle ossature (en apparence). Mais ça, c’est une autre histoire, celle d’un anarque indécrottable, depuis ses premiers pas dans ce bas monde des z’hommes qui marchent debout sur la tête.

PS : Ce costume restera-t-il sur mon dos jusqu'au dernier souffle ? J'en ai bien peur.

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