Société

Mercredi 15 mars 2006 3 15 /03 /Mars /2006 01:23
La  misère
 
 
 
 
 
Dangereuse blessure.
 
Aiguilles de pins dans le repli des pliures,
éclats de ronces sur le dessus de son mur...
 
- Au coeur, piqûre.
 
Âme dépolie dévalant sa pente,
statiques jaillissements,
boulle de verre phosphorescent...
Agonie lente.
 
Errance.
 
La rue
La nuit
Les bars
Les rues
L'esprit de la rue dans les rues et les bars de nuit.
 
Errance,
nocturne.
 Images !
 
Images dans le vide des yeux,
les yeux rivés au sol...
 
 
 
Errance.
 
Sous les pluies d'hivers
et diverses
des images dans sa tête se déversent:
 
Guerriers nues,
chamans exaltés
courant comme des fous
sur l'arrête des falaises;
se déplaçant à une allure folle,
comme des lucioles
portées par les alizés.
 
Tambours,
clochettes,
tambourins,
cuir de bêtes immolées,
peaux tendues
sur la bouche béante d'un arbre évidé.
 
Tiges de bois sacré,
frappant,
frappant,
comme pour recouvrir le bruit des lames de fond,
et le craquement de l'oracle
mis à sac,
par le rouleau des déferlantes déchaînées.
 
 
 

 
 
Errance,
Comme une transe,
Errance
dans les eaux sombres de la nuit.
 
Quelque part, au dessus de lui, le chant miraculeux des oiseaux qui annoncent la lumière du jour, avant même son entrée sur la scène du petit matin.
 
- Croissant s'il vous plais!!! (en passant la tête par la porte d'un fournil).
 
 
 
 
Un moteur tousse au loin,
une vieille femme sous le porche d'un immeuble neuf ; une vieille femme réfugiée dans le fouillis des cartons récoltés pendant la journée ; Une vieille femme, vous dis-je, dont la poitrine se soulève avec difficulté - raclant, il l'entend - raclant le fond de la gamelle de vie qu'on lui fait.
 
Présage ?
Signe des temps.
 
Au matin, les locataires de l'immeuble, eux-mêmes en situation précaire, iront quérir le gardien pour qu'il dégage cet immondice de leur passage.
 
Centres villes interdits
Misère
Hérétique.
 
Autant sortir de suite le zip et l'alcool à brûler,
pour zaper la grand-mère d'un retour de zipo sur le jean's.
 
Mirage ?!
 
Malheureusement - non.
 
- Tenez, pour votre petit déjeuner.
 
 
 
La misère, (se dit-il) ce peut être ...
une angoisse terrible,
une rue glacée dans la tête,
une pluie froide sur le cerveau,
une pluie d'hivers sous la peau.
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Il ya des nuits dans la ville,
qui n'en finissent pas de vous aplatir,
à coup de pic à glaçon.
 
La misère,
ce peut-être l'absence d'une porte à laquelle frapper,
ce peut être la solitude en somme,
cette fée particulière penché trop top sur le berceau,
avec son lot de cadeaux.
 
La misère...
ce peut-être le désespoir,
un trop grand bonheur,
une peur qui ne tarie pas,
un désir qui ne vient plus,
un sanglot qui t'étouffe au détour d'un soir sans fin.
 
Le corps en boule de la vieille dame vient de remuer. Vision cauchemardesque. Campée sur ses deux jambes décharnées, la Misère maintient la Vieille à terre avec son trident. Pris au piège, l'humain femelle se tourne et se retourne sur ses cartons détrempés. Son sort est cimenté. Sans doute la grand-mère le sait-elle. Ce qu'elle ne parvient pas à comprendre, c'est la sentence qui la condamne à cet enfer avant de trépasser. De quel crime peut-on bien l'accuser pour mériter un sort aussi funeste, bien plus terrible encore que celui réservé aux criminels.
 
- Hitler n'est donc pas mort. (Se dit-il.)
 
Marcher, marcher,
marcher sans fin dans le froid épais de l'oublie,
avalé par la ville,
digéré à petit feu sur le grill ,
ensuqué,
les yeux exorbités,
fixes,
sous des lunettes noires,
le long des trottoirs,
sur la limite des grands boulevards.
 
 
Il s'éloigne,
absorbé par le déferlement d'une émotion tintée,
avalé par la houle d'une impuissance horrible,
enveloppé dans la gouaille des pluies glacées,
enivré par le crépitement des premiers bourgeons
lancé à la tête du béton,
du goudron,
du verre,
du plexi,
de l'acier...
Comme un défi.
 
 
- Bordel !!! Pas moyen d'écrire sous la pluie. !!! Pas moyen d'écrire sous la pluie.
 
Par bernardalex - Publié dans : Société
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Mardi 8 novembre 2005 2 08 /11 /Nov /2005 00:00

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La République française à ceci de particulier

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qu'elle traite d'enfant ses enfants quand ça l'arrange,

pour mieux les écraser de sa domination.

Sauvageons !

Couvre-feu - mesures d'urgence...

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Le reste du temps elle les traite comme des adultes,

pour mieux leur retirer sa protection.

Racaille !

Idem pour l'adolescence,

cette infirmité que l'on prolonge jusqu'à trente ans.

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Réponse de ses enfants :

Plutot mourir vivant que vivre mort toute son existence

 

 

 

 

 

 

Par bernardalex - Publié dans : Société
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Samedi 29 octobre 2005 6 29 /10 /Oct /2005 00:00
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Hôtel club
 
Lever tard, double express au comptoir, à l'heure de l'apéro. C'est la dense des canards, jeux concours pour une tournée, gratis, Pastis, amuses gueule, claquement de voix, comme des pétards, vite, un nar-pé.
 
Du matin au soir, les enceintes déversent leur tapage en un flot ininterrompu. Il est rare qu'elles se taisent. Peur du silence, de se retrouver seul face à soit même, loin du bazar de la civilisation décibel. Piscine, armée de loufiats, cocotiers d'Épinal, cartes postale, chaises longues, parasols à rayures blanches et bleues, crèmes solaire, sodas, animations débiles, le plus souvent, comme une poudre de perlimpinpin, une gousse d'ail, des croix de bois pour éloigner l'ennuie, pour éloigner ce mauvais œil qui crève les yeux comme le nez au milieu de la figure.
 
Bungalows, climatisation, pelouses - vertes - jets d'eau en continu un peu partout, tel un défi au soleil, du matin jusqu'au soir, juste pour le gazon. À quelques pas de là, les villageois soufrent déjà de la mauvaise saison des pluies. Les nuages étaient présents cette année, mais l'eau ne tombait pas. Les greniers à mil sont déjà presque vide.
 
- Tiendrons nous jusqu'aux prochaines récoltes. (Se demandent t-ils, aux portes des paradis du gaspi.)
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Hôtel tout confort, en autarcie, boutiques, restaurants, boite de nuit, bars, visites encadrées, prix de gros, monnaie basse, monnaie forte, protection, régime à part, en demie pension ou en pension complète. Non loin, tout un peuple au régime mitard, laissé à par, pendant qu'on bouffe sa pare. Cauchemar pour les noirs dans le col tard, hagards, au rencard,
 
abandonnés dans les fossés
d'un progrès-absolument
et après moi l'déluge,
de sable.
Première clope après le caoua, une roulée Drum et Rizla. En silence, il regarde, écoute, caressé par le soleil salvateur et la légère brise venue du large. Deux tables le séparent du groupe débarqué hier en même temps que lui. Jupettes, gambettes rasées de prêt, au ras du gazon quand il en reste. U.V pour certaines avant de quitter Panam. Chapeaux d'paille, maillots, strings, shorts, espadrilles, tee-shirts, sacs de plage ou bananes, bouteilles de flotte
 
Vite !!!
 
Où sont les palmiers pour une pause face aux jetables ?
 
- Pas si vite !!! (Lance à la ronde le correspondant du tour opérator.) J'ai des informations à vous délivrer.
 
Il y a parmi ce troupeau de vacanciers des globes trotteurs qui collectionnent les voyages, comme on collectionne les vignettes de stations service. D'hôtels club en hôtels club ils se font les pays comme on se fait du matériel féminin, pour le sport. Certains d'entre eux se sont déjà tapés le tour du monde, comme le prisonnier se tape sa cour camembert. De long en large. Il y a aussi ces touristes qui économisent toute l'année, pour se la jouer comme des riches, l'espace d'un séjour, avant de s'en retourner dans leur gourbi. Ils se la joue les bougres, genre série amérikaine, avec le p'tit Ben au service qui Pen. Il y a surtout quelque chose de touchant chez tous ces gens, quelque chose de touchant et de nauséabonde aussi.
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Au milieu du groupe tout existé, le correspondant opérator. Il est noir, avec de bonnes manières, rassurantes, pareilles à son discours tiré à quatre épingles.
 
- Bien venu au Sénégal, taratata, taratata...
- Pour l'argent, on fait comment ? (Demande un vacancier inquiet.)
- Franchement, reprend un autre, le CFA, c'est du franc ?
- Et ce franc là, il marche comment ? (Renchérie sa voisine.)
- Il ne marche que dans un sens (répond le guide). Mais ne vous en faite pas. Ici, nous acceptons votre argent tel qu'il est. Vous pouvez aussi le changer à la réception. Sachez qu'à l'intérieur de l'hôtel vous ne payez pas immédiatement si vous signez les fiches que l'on vous tend.
- Ah oui, je l'ai vue faire. (Ce tournant vers sa femme.) C'est quand même mieux que de se promener avec de l'argent liquide.
 
L'auteur jette un œil en coin au petit rondouillard, en pensant à plus tard, au moment du départ, lorsque sonne l'heure de l'addition au comptoir de la réception. Horreur !!! Jurons, au voleur au voleur, coup de bâton sur la Visa.
 
- Mais j'ai pas bue tout ça, Moi !!!
- Vous seul, peut-être pas. (Lui glisse un animateur au passage, le sourire complice.)
 
Surpris, le type règle sans un mot les conso' de la boite de nuit, pour couper court aux explications, et mettre un terme le plus vite possible à l'incendie qui se propage sur ses joues. Coup de bol, bobone est occupée à la boutique de souvenirs, où elle grille les derniers CFA de son mari. Mais le breafing se poursuit. Viennent les mœurs du pays sur le tapis.
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- Vous savez, ils mangent avec les mains. On n’a pas idée à notre époque.
- Depuis qu'on leur à donner l'indépendance beaucoup d'entre eux sont retournés à l'état sauvage. Y'a qu'à voir, tout part à la godille dans ce pays. Ils ne sont même pas capables d'entretenir les routes.
- Les plus civilisés parmi eux regrettent notre départ, vous savez.
- Pas étonnant...
- Ils ne savent faire que des enfants. J'vous stériliserait tout ça, Moi. Comme les pigeons à Paris. On devrait leur foutre des trucs dans leur nourriture.
- On m'a dit qu'ils ont plusieurs femmes, en plus. Ça doit faire du joli au lit !!!
- Mais non, ils ne couchent pas tous ensemble. Chaque femme à sa chambre. (Corrige le correspondant.).
 Dernier conseil. Évitez de suivre les jeunes qui vous abordent dehors. Ils cherchent à vous entraîner dans le village d'à côté. Prenez garde. C'est à votre portefeuille qu'ils en ont. Avec eux, vous n'aurez que des histoires.
- Et le tour opérator alors ?!! L’argent ? Après quoi il en a ?! (Silence)
 
Mieux vaut se taire, les yeux rivés sur la clôture qui entoure l'hôtel - clôture derrière laquelle tousse un enfant. De l'autre côté de la haie d'épineux, hérissée de piques en métal,
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un monde à l'opposé,
 
celui des Hommes du rebord aux abois.
 
Et ce monde, abandonné au désarroi, au fil du temps, il gonfle - silencieusement. Comme une plante, il pousse, inexorablement. On le laisse là en l'état pour le montrer du doigt, c'est une ligne électrifier en quelque sorte, à basse tentions pour l'instant. Elle est là pour contenir les troupeaux de toubabs à l'intérieur des enclos, et retenir le flot de leurs dépenses sur le tracé des voyagistes à courte vue.
 
La violence n'est plus bien loin. D'un voyage à l'autre P'tit Bonnet la sent plus présente. Elle est là, à fleur, rampante, répartie tout au long des parcours touristiques où l'on sème l'argent presque exclusivement chez les blancs, les libanais, et quelques complices du cru. Si quelques boutiques partagent leurs bénéfices avec les guides lorsqu'ils amènent des groupes, pour le reste, la moindre source d'argent est confisquée aux populations. Artisanat, balades en carriole ou en pirogue, restauration... Tout se passe à l'intérieur des enceintes qui n'enfantent que la vexation. Misère, misère noire, flagrante, comme des tâches de lèpre sur le visage de l'occident. Même si le soleil arrondit les angles, elle est là, obscène, tout autour, sous les roues des Mercedes, des 4X4, aux pieds des résidences. Reste le système démerde qui s'enfonce dans les sables, minant jour après jour ce qu'il reste de l'économie nationale.
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En un seul repas, une tablée de touristes peut s'empiffrer, sous le regard affamé des jeunes des abords, pour plus de quatre vingt mille francs CFA de boustifaille et de picole, l'équivalent de deux salaires mensuel au Sénégal
 
- Quand il y a du travail papa.
 
Dès lors, comment ne pas comprendre la tentation qu'il y a à vouloir faucher ce qui dépasse. N'est ce pas là un devoir millénaire ? Primordiale. D'autant que l'argent dépensé dans les circuits hôteliers retourne directement de là où il vient, ou dans les paradis fiscaux. Pas grand chose pour les masses avoisinantes, à qui sont confisqués peu à peu les meilleurs terrains. À la place, goudron nickel chrome jusqu'à la nationale, tout autour des hôtels, seulement ; Forêts de panneaux, gardiens armés de gourdins, en treillis et en rangers, issus évidemment d'ethnies en dissidence, qui réclament leur indépendance.
 
Avec le temps, une prise de conscience se fait jour. Générations après générations, les gens du rebord scrutent, observent, écoutent, apprennent, se vaccinent, et démystifient aussi. À force de le voir vivre dans ses aquariums, le dieu blanc perd de sa brillance. C'est ainsi que peu à peu les jeunes des abords s'éveillent d'un long sommeil dans lequel leur race fut plongée aux moyens de la saignée. La supercherie s'éclaire de mieux en mieux aux yeux de la jeunesse du rebord. L'énergie s'accumule aussi. Il en résulte ce bouillonnement intense, sourd pour le moment, mais qui monte, doucement, qui monte, lentement, mais qui monte de toute façon - sénégalaisement. Quand on a plus rien à attendre, lorsqu'on va jusqu'à te confisquer ton horizon, tes yeux se lèvent alors vers les cieux pour invoquer la colère de Dieu, pour le prier d'être choisis parmi les instruments de sa vengeance.
 
- Hala est grand ! Justice pour nos enfants.
 
Plan d'évacuation, plan d'intervention, plan serré à la télévision... même si ta révolte t'emportes avec le reste, tu t'en fous royalement, car il arrive que la mort paraisse plus douce que la vie en personne, et ce sentiment se répand de plus en plus largement.
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Ainsi donc, durant tout leur séjour, la plupart des criquets venus du nord se barricadent à l'hôtel, ces camps retranchés, au confort illusoire, plantés à la lisière des forêts de bidonvilles, comme une provocation sans cesse renouvelée. Reste pour les habitants la prostitution, la drogue, la manche, les petites embrouilles et les maladies en tout genre. L'industrie du tourisme pollue autant qu'elle veut et elle peut beaucoup en ce domaine. Un Green Peace de la protection de l'environ-mental trouverait quelques raisons d'Être en ce moment.
 
Et dire qu'il suffit d'un rien pour rompre le cercle infernal, de quelques colas, d'un cornet de thé, un autre de sucre, d'une poignée d'arachides et de quelques bombons à distribuer aux enfants pour que tout change, pour lier connaissance, en dehors des tracés opérator. Il faut seulement vouloir vraiment rencontrer les gens, sans idée précousue de fils blancs. Alors c'est certain, les africains sont différents, ils ne vivent pas comme les français, ni les français comme les chinois ou les américains. Et c’est une chance. En allant ailleurs il faut s'attendre à rencontrer la différence. Si non, autant rester en France, dans l'Ardèche, les gorges du Verdon, la Bretagne, la Côte d'Azur... quoi que là encore...
 
- Plus de question ? Demande l'accompagnateur. Aujourd'hui, vous avez quartier libre. Demain, excursion. Pour les inscriptions, je vous attends à la réception à partir de quatorze heures. Merci de votre attention. (Puis il s'éloigne.)
 
- Il est pas mal pour un noir, vous ne trouvez pas ?
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Ça y est, le groupe se précipite vers les transats, tel un envol de corbeaux à la recherche d'une charogne. Il ne reste plus que deux enfants laissés là par leurs parents. Souffle d'air frais tout à coup sur les cerveaux.
 
- J'ai de la fièvre comme un ange (lance l'un des deux enfants).
- Ma voiture (lui répond Arthur), elle dépasse les géants !!! Elle va au dessus du ciel, elle va même dans la voie lactée - et elle rapporte des étoiles pour tout le monde.
- Et ben moi (...) c'est bien plus que ça - ma voiture, elle dépasse le monde, et elle dessine un soleil pour tous les pays.
- La mienne, elle est (...) elle est...
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Le soir, à l'heure de l'apéro, animation, conso', micro : la bouffe est avancée – nuée encore. Buffet à volonté, picrate en sus pour te sucer le porte monnaie, bousculade au dessert, serviteurs pour débarrasser, poubelles qui dégueulent de nourriture.
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À quinze bornes à peine, accroupis autour d'une bassine émaillée, des dizaines de petits doigts chassent les derniers grains de riz de l'unique repas de la journée. Pour tout éclairage dans la cour, une lampe tempête dont la fumée noire empeste le pétrole cramé.
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Cafés, pousse café, spectacle aseptisé, au top applaudissez !!! Vingt deux heure trente, extinction des feux, night club pour les retardataires. Apocalypse show, la disco plein pot échauffe le polo en sueur. Un verre, deux verres...
 
- Aller maman, va te coucher.
 
Bobone est rompue, déglinguée, cassée, ruinée, exténuée. Après le zing d'hier, le transfert, le soleil toute la journée, le grand air, les noirs qui la frôle, la boite qui sue, qui pue des pieds - elle n'en peu plus.
 
- Va te coucher j'te dit. Le temps d'un dernier verre et je te rejoint. Vas y, c'est bien éclairé, tu ne crains rien, en plus y'a des gardiens dans tous les coins.
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À peine a t-elle franchie la sortie que le type est rejoint par la gazelle qu'il a repéré depuis le début de la soirée. Un animateur de l'hôtel club, payé aussi pour entraîner à picoler, éclaire P'tit Bonnet sur ce qui se trame dans ce tramway nommé voyage organisé.
 
- Lorsqu'une fournée de pèlerins descend du car, dés le premier coup d'œil on sait ce que chacun est venu chercher ici. Fêtes à gogos, repos, sport, soleil, exotisme, sexe. Certains couples se séparent à peine débarqués. L'homme et la femme chassent chacun de leur côté. Ils ne se retrouvent qu'à la fin du séjour pour remonter dans le car, bras dessus, bras dessous. D'autres chassent à deux. Il y a aussi ses femmes sandwich qui viennent seule chaque année, à date fixe. Elles ramassent un, deux, voir même trois jeunes d'à côté pour se faire enfiler par tous les bouts en simultané. Certains hommes, mariés ou non, tournent à voile et à vapeur. Ils font feux de tous sexes sans discontinuer. Il y a de tout ici. Hétéros, homos, pédalos, saligauds... sans oublier les pédophiles qui traînent la nuit sur la plage. Il y aurait de quoi écrire un livre, rien qu'à les observer.
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Vite, un coin tranquille, paisible, désert en cette heure tardive, non loin de la piscine illuminée. Le type de tout à l'heure ne tarde pas à sortir lui aussi de la discothèque, accompagné de la petite négresse avec laquelle il s'engouffre dans les toilettes, en regardant tout autour de lui. Bobone s'endort, le type éjacule dans l'odeur d'urine et de désinfectant - que demande le peuple, le middle peuple ?!! Ils ressortent, en nage, il hésite, la fille s'en retourne vers la boite de nuit pour se rincer le gosier au Gin Feese, alors qu'il se décide à rejoindre sa chambre sur la pointe des pieds.
 
- À demain soir, comme promis, même heure, avec ta copine (lance t-il sans se retourner).
 
Et de fourailler sa rombière en rentrant par derrière, de peur qu'elle ne détecte, dans ses yeux baveux, un indice qui la mettrait sur la piste.
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C'est ainsi que des filles en combine avec les hôtels clubs traînent les discothèques, en se grattant discrètement le zizi. Ça fait peur. Le toléré organisé, le permissif, avec ou sans préservatif, désintègre des population entières, aussi sûrement que nos guerres éclaires ou télécommandées.
 
Lorsque les derniers danseurs ont quittés le Night Club et que l'hôtel s'endort tout a fait, il ne reste plus que quelques gazelles qui traînent dans les recoins en attendant le matin pour rentrer chez elles, un peut loin, en brousse.
 
- Ma famille croit que je travail ici. Ils ne savent pas que je fais ça. Nous sommes tellement pauvre. Tu comprends ? On n’a pas tellement le choix.
 
Quelques billets pour un taxi et les repas de demain.
 
- Non, ce n’est pas pour coucher.
 
Crise de rire comme des enfants
à en tomber dans la piscine chlorée,
tête la première,
tout habillé.
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Il fait déjà presque jour
lorsqu’elle regagne la sortie en catimini.
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Par bernardalex - Publié dans : Société
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Samedi 29 octobre 2005 6 29 /10 /Oct /2005 00:00
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L’Afrique,
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antique,
exotique,
débridée,
creuset de l'humanité,
bidet de l'occidentalité.
 
L'Afrique,
qu'on singe, qu'on grime, qu'on danse, qu'on tance, qu'on pille, qu'on méprise, qu'on pressurise.
 
L'Afrique qu'on traite de haut, qu'on maintient la tête sous l'eau, qu'on écrabouille sous la semelle de nos godillots.
 
L'Afrique prématurée,
ligotée,
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ligaturée,
excisée,
 
l'Afrique qui traîne les pieds.
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L'Afrique qu'on mérite, l'Afrique des immigrés, des exilés, des déportés. L'Afrique saignée à blanc depuis plus de trois cent ans.
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L'Afrique, champs de tir, champs de mines, réservoir de chair - à canon, d'organes - à greffer, de sang - à siphonner, de mixtures – à tester.
 
L'Afrique lymphatique, érotique, ésotérique, héroïque et sidaique. L'Afrique déglinguée, déjantée qui tarde à se foutre en boule pour en sortir.
 
L'Afrique qui s'éternise, qui s'enlise, qui s'amenuise. L'Afrique militariste, des chefferies, des Pétains et des Valadiers, formés sous les tropiques de nos cancers, dans nos universités, dressés à trahir, à vendre leur pays.
 
L'Afrique, rebelle, qui ne se révolte que contre elle-même. L'Afrique divisée pour mieux régner. L'Afrique des embrouilles qui fichent la trouille à coups de machettes en pleine tête - plan serré sur les plaies boursouflées, dans un nuage de mouches qui tournent, qui tournent, qui tournent autour des plaies.
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L'Afrique décapitée,
celle des z’actualités pour faire flipper,
pour nous manipuler.
 
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L'Afrique, des odeurs, douces, acres et nauséabondes. L'Afrique des couleurs, des saveurs, des langueurs, du mil et du thé. L'Afrique du cacao, de l'arachide, du coton et des ressources minières qui lui passent sous le nez.
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L'Afrique si riche
et pourtant si affamée.
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L'Afrique
des frontières artificielles,
qu'il faudra bien un jour exploser.
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L'Afrique du gros colon qui pose son étron avant de se tirer. L'Afrique des surplus, surplus d'armes, de babioles usagées, de médocs périmés, de viandes vérolées, écoulées en louce-dé par des Rosbifs enragés. L'Afrique de bric et de broc qui troque pour du toc.
 
L'Afrique des ONG,
des barbouzes,
des mercenaires
et des rebuts de nos sociétés.
 
L'Afrique poubelle, crasseuse, des eaux contaminées.
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L'Afrique des fêtes insensées.
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L'Afrique des rites, du profane et du sacré. L'Afrique des hôtels, des toubabs, des voyeurs, de la drogue et des prostitués. L’Afrique de la dette de la dette de la dette… Qui devrait cesser de se rembourser

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- sans quémander -

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point barre, y'en a mare

- C'est vous qui nous devez.
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L'Afrique
si assoiffée
et qui pourtant tient la manette de bien des robinets.
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Par bernardalex - Publié dans : Société
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Vendredi 28 octobre 2005 5 28 /10 /Oct /2005 00:00
 
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Par touches, une certaine prise de conscience s’opère dans l’esprit des enfants rendus à l’état sauvage ; Enfants que l’on n’a pas cessé d'affamer pendant des décennies. La révolte des sauvageons, même écervelée, même échevelée, est un signe de bonne santé en définitive.
 
- Tous ces empaffés, en train de se pâmer toute la journée avec l'argent public, droit dans leurs écrase-merde à douze mille. Ils ferment la chasse aux Ortolans, puis nous désignent comme gibier. Y s'prennent pour qui ?!
- Et après, on te dira : coupable, mais pas responsable.
- Non, c'est l'inverse.
- Tu te plantes mon pote, c'est pareil, de toute façon pour eux : Acquittés !!! Ou exemptés de peine.
- Responsable mais pas coupable, coupable mais pas condamnable, et toi, tu tires une broutille pour survivre, tu prends douze mois fermes.
- Ils ont beau jeu de nous condamner, de désigner notre sauvagerie pour justifier leurs brutalités. Mais notre sauvagerie à nous, elle n'est même pas proportionnelle à leur barbarie !!!
- Non mais tu les entends ces bédaux à la radio ?!!! Justice, police, gendarmes redéployés, juges pour enfants, centres de placement... Pour la répression, des tunes, ils en ont.
- Et rien en vue pour les écoles et les quartiers déglingués.
- Sauf quand il y a valises à se partager.
- Strict contrôle, mineurs enrôlés dans leurs geôles, dispositifs éducatifs renforcés, et pas le moindre kopeck pour soigner les causes.
- C'est pas pour dire, mais ça commence à m'courir.
- Ils ont  commencé par massacrer nos parents sous nos yeux, charrettes après charrettes.
- T'as des mecs dans la cité, leur boulot, c'était leur vie. Ils auraient donné leur vie pour leur entreprise et pour leur pays. Plus d'un l'a fait. On les a emboucanés. Le patronnât et les syndicats leur avaient fait croire que... Et eux, ils les croyaient, car c'étaient des gens de cœur les ouvriers, nanani-nanana...
- Et voilà l'traivail... On les traites de fainéants à présent ces mecs ? Nos vieux.
- J'me prends souvent la tête avec mon daron là-dessus.  Mais papa, que j'lui dis, je n'veux pas être comme toi, OS ou contremaître, à visser des boulons et à me serrer la vis, avec la trouille quotidienne d'être viré comme un chien, pour faire plaisir aux carnassiers de la bourse. Pas question de me faire exploiter comme tu l'as été. Tu devrais être fière de moi. Je ne me laisse pas faire, ma seule richesse, c'est ma dignité. Sans le savoir, tu m'as appris quelque chose d'essentiel, ce que je ne veux pas être, c'est déjà ça. Pour le reste, on verra bien.
- Si je m'essuyais les pieds sur les vêtements de leurs parents, tous les soirs, pendant toute leur enfance, que diraient-ils, que feraient-ils ?
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Croire que les enfants sont aveugles, c'est se foutre une paille dans l'œil. On ne s'appuie que sur ce qui résiste est-il dit. Le granit de la méchanceté appliquée aux gens gratuitement sous les yeux de leurs enfants est à coup sûr un bon marche pied dans l'escalade qui nous occupe. Il existe une forme de haine, légitime, qui puise sa force aux racines de l'homme. Il ne faut pas mettre en route inconsidérément l'instinct de conservation des gens, et se plaindre ensuite de ses manifestations.
 
- Les temps changent - comme dirait l'autre. Mais pour nous, dans les ghettos, c'est toujours la même chose. En pire, d'une année à l'autre. T'as vu les mômes là-bas !!! C'est le nouvel arrivage, tout frais, tout frétillant. Chaque automne, ils sont de plus en plus nombreux à rester sur le carreau. Nous, à côté, c'est de la rigolade.
- Nous, on arrive encore à se limiter. Mais eux... ils n'en ont plus rien à foutre de tout, puisque personne n'en a rien à foutre d'eux alors qu'ils ne sont encore que des enfants. Et rien, toujours rien de sérieux à l'horizon de la compassion. Pas une mesure pour les morpions si ce n'est la répression, le bâton.
- Ça, tu l'as dit bouffi. On a encore d'la marge si on veut les rattraper.
- Normal, ce sont nos aînés.
- 22 !!! v'la les poulets...
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La génération bof se casse, la génération baffe rapplique aussi sec qu'un coup d'trique. C'est comme le palud avec la nivaquine. Au fil des générations, ça se vaccine, et ça devient de plus en plus virulent. Y'a k voir un peu partout. Presque chaque jour, la Cité raisonne comme un tambour. Roulements sourds, crépitement de pétards, gyrophares, appels radios, ronron des magnétos, rodéos - des marais montent les moustiques, par vagues, puis disparaissent un temps, le temps de reforger les dards et de les recharger dare-dare de mal-à-rien. Entre deux vagues, harcèlement incessant des lambdas. Guerre des nerfs, guerre d'usure, guerre psychologique, guérilla urbaine... bourdon à tous les balcons. Mesurettes en réponse, consternations, répressions, lignes Maginot de poulets démoralisés, rien y fait, le djebel avance - comme le désert dans nos têtes. L'Intifada du caberlot collectif est en marche. Tireurs isolés, groupes organisés, tirant sur tout c'qui bouge sans revendiquer, voilà ce à quoi peut mener le désespoir qu'on leur fait. Téléphones cellulaires, scanner, Internet, voitures leurre ou bélier, cocktails Molotov, feinte, esquive, attaque, retraite... Sans compter que les ceux-qui-souffrent-injustement ont de plus en plus de diplômés dans leurs rangs.
 
- Si t'en as qui ont le droit d'inventaire, t'en as d'autres pour qui cela devient un devoir. Les anciens n'ont pas obtenu la sécu et les congés payés en se tapant un cul dans des cages d'escaliers. Il a fallu qu'ils se frittent. Je crains qu'il faille en repasser par là, parce qu'ils ne nous laissent aucun autre choix.
- Putain !!! On voit qu't'as eu ton BAC+bidule toi.
- Et il y en a de plus en plus chez nous des Bac machin. Ils ont joué le jeu à fond, Ils ont fait des études sérieuses. Ils ont bossé dur sans se laisser détourner, ni décourage r- ils ont bossé, bossé, bossé -  malgré la grisaille, les représailles et la racaille (la caille-ra comme on dit chez les rats). Ces mecs et ces nanas ont mis le paquet pour obtenir leurs diplômes, avec mention, rubans, félicitations. Ils ont trimé comme des nazes, pendant que leurs parents faisaient ceinture pour qu'ils réussissent.
Aujourd'hui, personne n'en veut. Ils viennent d'ici, du sud, ou d'ailleurs, ils ne viennent jamais de là où il faut pour avoir du boulot. Et tu crois que c'est juste ça ? Pourtant, ils ont persévéré malgré les difficultés, contre vents et adversités, ils ont largement prouvé, souvent bien plus qu'une jolie tête blonde des beaux quartiers, qui avait tout pour réussir. Réponse du marché - aller, du balai.
- Il arrive un moment ou non  seulement c'est un droit de se rebeller, mais c'est un devoir. C'est le devoir de défendre nos droits les plus élémentaires : le droit de manger à notre faim, le droit de boire de l'eau pure, nous et notre descendance ; le droit de dormir sur nos deux oreilles sans crever de froid ; le droit de savoir, de connaître, d'apprendre, de nous cultiver, le droit de travailler, de nous distraire et de faire l'Amour en Paix ; le droit d'exister en somme dans la dignité, que nous soyons jaunes, rouges, noirs, cafés crèmes, blancs, et pourquoi pas, des petits hommes verts. Après tout, nous ne sommes que des banlieusards de l'univers?
- T'as trop fumé ou quoi ?
- Mais non j'te dis, il a fait des études, crois-moi. Mais pour Youssef, y'a pas besef. CES-DESS même succèsS, t'es déçu si de DSU tu cherches l’issue.
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Alors,
sauvageons,
sauvageonnes...
 
- Ils en ont d'bonnes.
 
Sauvageons ta mère ouais...
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Ce qui n’aura pas été fait par générosité de cœur
finira bien par être accompli
par soucis d’économie.
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Par bernardalex - Publié dans : Société
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Qu'est devenu ce fameux costume orange ?

En fait je l'ai gardé, découvrant au fur et à mesure

que la colombe de la Maison Blanche n'était en fait

qu'un corbeaux comme les autres.

Guantanamo est toujours ouvert alors que le sang

coule toujours autant en Afghanistan, en Irak, en Palestine...

La liste est longue. Quant au drapeau américain, associé au

costume de bagnard, il symbolise la crise financière venue des

États Unis d'Amérique qui tue aussi surement que les bombes.

Tribulations d'un bagnard


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