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17 11 2020

Ma chère lectrice, mon cher lecteur,

 
Sans doute avez-vous entendu parler du documentaire qui fait hurler la presse.
Mais plus ça cause et moins on en dit.
 
L’indigence des détracteurs comme des soutiens de HOLD-UP est affligeante. C’est pour, c’est contre, mais cela n’a pas travaillé.
 
C’est une insulte faite à ce film radical, polémique, spéculatif qui exige discernement, analyse, travail, contradiction et approfondissement.
 
Car Pierre Barnerias, le réalisateur, a travaillé, lui.
 
J’entends aujourd’hui faire une CRITIQUE de Hold-Up, passer au crible un certain nombre d’éléments du film, c’est-à-dire séparer le bon grain de l’ivraie. En particulier, de ma position d’observateur économique et financier, j’entends porter ma critique sur les liens que fait le film entre santé, gouvernance mondiale, big tech et finance.
 
Car si les intuitions sont justes, l’exécution de cette ouverture à la fin du film est médiocre.
 
Cela ne veut pas dire qu’il faut jeter le bébé avec l’eau du bain. À vrai dire, j’ai du mal à reprocher à Barnérias son traitement tant cela demande de la profondeur d’analyse, profondeur que je revendique : Nous allons aujourd’hui remonter à la chute de l’Autriche-Hongrie, à l’acte fondateur du mouvement néolibéral au Mont Pèlerin, à son détracteur visionnaire et foudroyant que fut Maurice Allais, nous allons nous attaquer à l’arnaque du Grand Reset, à l’instabilité radicale des marchés financiers, au rapport d’Attali à la santé… En 1979. J’en passe et des meilleurs.
 
Je reproche d’autant moins les failles du film que celui-ci n’est certainement pas définitif. Il fait souffler comme un vent de révolte, il déconfine les neurones, il fait remonter à la surface cette impression diffuse de braquage, cette tétanie face à ceux qui nous disent : faites exactement ce que nous vous ordonnons et tout se passera bien, vous serez dépouillés mais en vie.
 
Hold-Up réveille ! Et cela est bon.
 
Mais avant d’aller plus loin, il me faut remercier Laurent Fabius et le Conseil constitutionnel qu’il préside.
 
Eh oui, du fond du cœur encore.
 
Car s’ils n’avaient censuré la loi Avia sur les fausses nouvelles en juin dernier, il n’y aurait pas aujourd’hui de Hold-Up, pas de film. Rien. Rideau. Un bout d’URSS.
 
Et je ne pourrais pas vous recommander de visionner de documentaire polémique et nécessaire avec discernement et esprit critique. Je vous mets le lien au bas de cette lettre.
 
Je vous l’ai dit, ce film est :
 
Polémique : de polemos, secouer, agiter.
 
Radical : il cherche à aller à la racine. À comprendre la crise dans sa globalité en profondeur, quitte à se perdre et faire des fautes.
 
Spéculatif : Au sens intellectuel de contempler, de faire un pas de côté et se demander… Et si.
 
Surtout, ce film est une révolte au sens de Camus, la révolte contre notre condition et la révolte qui nous unit contre l’arbitraire qui gouverne cette crise et que souligne d’ailleurs l’excellent Regis de Castelnau dans le film.
À cause de cela, ce document est critiquable : digne de critique. Malgré toutes ses erreurs et malgré ses fautes, il mérite notre attention.
 
Il mérite notre attention aussi car il y a un travail titanesque derrière ce film : Le travail de Barnérias bien sûr, mais surtout celui des 37 intervenants dont beaucoup ont consacré leur vie à la science et à la recherche, au travail. J’ai noté :
 
Michael Levitt, prix Nobel de chimie ;
 
Astrid Stuckelberger, médecin et Professeur d’université ;
 
Michael Yeadon, ancien directeur de la recherche de Pfizer ;
 
Xavier Azalbert, directeur de la publication de France Soir ;
 
La députée Martine Wonner ;
 
Miguel Barthelery, docteur en médecine moléculaire ;
 
Alexandra Henrion-Caude : généticienne directrice de recherche à l’Inserm ;
 
Violaine Guerin, endocrinologue et gynécologue ;
 
Le professeur Montagnier, prix Nobel de médecine pour sa découverte du VIH ;
 
Christian Perronne, chef de service des maladies infectieuses de Garches ;
 
Regis de Castelnau, avocat.
 
Il y a là des personnes exceptionnelles qu’il est indécent de balayer du revers de la main.
 
C’est pourtant ce que font les médias.
 
Ils nous disent à l’unisson que Hold-Up n’est pas digne d’étude et de critique, qu’il ne faut pas le voir, car c’est complotiste et un ramassis de fake news.
 
Cette attitude est problématique car en rejetant bloc vous créez l’effet miroir de l’acceptation en bloc. Nous avons le pays de l’OCDE qui a le moins confiance dans ses médias avec la Corée du Sud selon le baromètre Reuters Institute. Leur parole aujourd’hui se retourne contre eux.
 
Les médias participent à la psychose et s’en nourrissent.
 
Et surtout qu’est-ce que c’est mots que complotisme et fake news ?
 
Je ne sais pas ce qu’est une fake news.
 
Je sais ce qu’est une fausse information et comment le droit pénal en punit la diffusion. Je sais ce qu’est la diffamation, un droit de réponse, une contradiction, autant de réponses qui font avancer notre compréhension et lèvent des doutes, des erreurs.
 
Mais l’objet intellectuel non identifié qu’est une fake news qui serait prétexte à effacer ce qui leur déplaît : c’est une régression considérable de nos démocraties.
Oh c’était bien ce qu’ils attendaient tous avec la loi Avia… Mais la loi Avia n’est pas passée. Ne leur déplaise.
 
Dans le détail, revenons sur 2 fake news qui font hurler les bien-pensants.
Il y a tout d’abord cette déclaration du pharmacien Serge Rader dans le film sur le traitement des malades en Ehpad que l’on ne pouvait envoyer en réanimation à qui on préparait « la seringue de Rivotril pour les achever complètement alors qu’ils étaient en détresse respiratoire ».
 
Le Monde, 20Minutes, Libération crient à la fake news éhontée : Le Rivotril est un soin palliatif pour calmer la douleur !
 
Le Rivotril est un psychotrope. C’est une drogue qui endort notre organisme. En faisant cela, il soulage la douleur et empêche l’organisme de se défendre. Vous diminuez la douleur et vous achevez.
 
C’est comme la morphine dont on augmente la dose lorsque l’on veut faire partir un
malade terminal. Cela soulage, et cela achève.
 
La position de Serge Rader est polémique. Mais ce n’est en AUCUN cas une fake news et les 3 censeurs d’Internet se discréditent en voulant interdire un débat essentiel sur l’accompagnement de la fin de vie et l’alternative entre la réanimation et le Rivotril.
 
Honte à eux.
 
Hold-Up fait également des fautes, certaine grossières.
 
Le film affirme que l’institut Pasteur a fabriqué le virus, sans apporter les preuves plus que nécessaires pour cette affirmation explosive.
 
C’est une faute importante du film… Mais là encore, il ne faut pas tout jeter en bloc.
Les interventions de Luc Montagnier et Alexandra Henrion Caude qui sont généticiens et ont travaillé directement sur le génome sont passionnantes et nous permettent d’envisager que le virus ait pu être créé dans le labo P4 de Wuhan avec le soutien de l’institut Pasteur dans le cadre d’un projet de recherche.
 
Ce n’est qu’une hypothèse, une spéculation mais qui a plus de fondement que les affirmations gratuites de l’origine du virus chez le Pangolin ou la chauve-souris… Dont plus personne ne parle d’ailleurs.
 
Or, tous ces journalistes qui veulent la peau de Hold-up ont affirmé la bouche en cœur que le virus venait d’une chauve-souris puis d’un pangolin… Il faudrait voir à enlever la poutre de leur œil avant de chercher la paille dans celui de Barnérias.
Ce n’est pas tout, j’aimerais entendre la contradiction de l’institut Pasteur. J’aimerais que Pasteur nous dise tout ce qu’ils ont fait au labo P4 de Wuhan depuis 2017. Eux savent bien si le virus est sorti de chez eux. Ils savent bien si c’est leur matériel génétique ou non.
 
Cette question mérite d’être posée.
 
De manière générale le film pose des questions, c’est pour cela qu’il n’est pas définitif, ni contradictoire :
  • Fiabilité des tests : pas de chiffre sur le nombre de cycles !
  • Effets secondaires des masques.
  • Effets du confinement sur les violences domestiques.
  • Incitation financière à faire passer les patients comme Covid.
  • Limites de fiabilité des publications scientifiques.
  • Le financement du journal Le Monde par la Fondation Gates
  • La prédiction de Jacques Attali de l’avènement d’un gouvernement mondial par la santé
Il est plus que temps de rentrer dans notre seconde partie, celle de la compréhension globale, des liens entre santé, gouvernance mondiale, big techs, finance.
 
La citation d’Attali est un pivot dans le film.
 
Elle est essentielle.
 
Il faut bien comprendre la pensée d’Attali sur la santé qui est remarquable et remonte à 1979, lorsque le jeune intellectuel n’était pas encore arrivé aux affaires et publiait L’Ordre cannibale.
 
Dans un entretien télévisé voilà ce que le jeune Attali affirmait :
 
À sauver chaque homme on est peut-être en train de préparer la mort de l’espèce humaine. Chacun de ces progrès (médicaux) et au bout, l’organe artificiel génétique qui ne sort pas de nulle part c’est la suite de l’organe artificiel électronique et la langue de la génétique est la même que la langue de l’informatique, on parle de code et l’aboutissement de cette logique est qu’au lieu de réparer les hommes on va les produire sains. Un peu comme les objets.

 

À partir du moment où l’homme devient une production de l’homme il devient comme tous les objets. Il est façonné par l’homme.

Il me semble qu’un homme produit par l’homme n’est plus un homme, il est une machine. C’est là où le glissement est fascinant : progrès par progrès pour sauver chaque homme on prépare les conditions d’un homme qui est produit par l’homme et qui n’est plus un homme.

 

L’Attali de 1979 est remarquable et dénonce ce mouvement qu’il ne souhaite pas. Mais l’Attali de 2020 est méprisable tant le pouvoir l’a corrompu et rendu cynique, car 40 ans plus tard, force est de constater qu’il s’est fait le promoteur de cette idée qui lui répugnait pourtant.
 
Mais la santé qui transforme l’homme en machine : Attali l’avait vu dès 1979.
 
Transformer l’homme en machine pour mieux le gouverner. Voilà le fond de la pensée d’Attali en droite ligne avec les eugénistes du début du XXe siècle.
 
Bien sûr, la simple évocation d’un gouvernement mondial, pis, d’un Nouvel Ordre Mondial est une ligne qui fait basculer dans le complotisme le plus irrémédiable.
 
C’est imbécile. La théorie du complot est définie en 1945 par Karl Popper et consiste à attribuer la cause d’un événement à l’action concertée et secrète d’un groupe de personne alors que c’est dû au hasard ou à un déterminisme historique.
 
Mais il n’y a rien de hasardeux dans les projets de gouvernance mondiale de Davos. Il n’y a rien de secret non plus. Il n’y a rien de complotiste : c’est étalé chaque jour dans la presse.
 
La question du transfert de souveraineté vers l’Europe puis vers des instances mondiales est elle aussi essentielle. Il est criminel de l’affubler du masque grotesque du complotisme.
 
C’est d’autant plus criminel que cela fait 100 ans que le projet mondialiste néolibéral, se forme, se développe et se déploie.
 
L’universitaire américain Quinn Slobodian a réalisé une étude remarquable du néolibéralisme dans son ouvrage Globalists.
 
Il fait remonter la source dans les années 1920 aux ruines de l’Empire austro-hongrois et à la menace communiste aux portes de Vienne.
 
Il montre que le Néoliberalisme n’est pas un projet de libéralisation économique mais de transfert de souveraineté dans le but de protéger le capital et la propriété privée ainsi qu’énoncé dans la déclaration du Mont Pèlerin.
 
Cette protection se justifie par cette crainte de collectivisation des intellectuels viennois de l’École autrichienne et du désastre économique à la clé.
 
Car il n’y a pas de doute que la propriété privée et le libéralisme sont les conditions essentielles à une production de richesse efficace.
 
Après tout, je suis bien ingrat car comment vous enverrais-je cette lettre si je n’avais cet ordinateur, l’incroyable réseau Internet et tout le luxe dans lequel nous vivons.
 
Mais cette approche est radicalement incomplète.
 
Et l’économiste Maurice Allais, qui était à la réunion du Mont Pèlerin en 1947, et refusa de signer l’acte de naissance officiel du mouvement néolibéral l’avait bien vu.
Il avait prévu dès 1947, que la protection absolue de la propriété privée dans un système capitaliste déflationniste de taux tendant vers 0 était impossible. Selon Allais, cela menait à une valorisation infinie des actifs : voilà quelle fut la foudroyante intuition d’Allais qui se réalise aujourd’hui.
 
Et cette valorisation infinie des actifs, c’est la fin de l’équité et de la juste répartition des richesses.
 
Allais se disait libéral socialiste :
 
« L’idéal socialiste consiste à s’intéresser à l’équité de la redistribution des richesses, tandis que les libéraux véritables se préoccupent de l’efficacité de la production de cette même richesse. Ils constituent à mes yeux deux aspects complémentaires d’une même doctrine. »
 
Voilà le cœur du problème : la juste répartition des richesses, problème radicalement politique.
 
Or après 2008, nous avons refusé cette question, nous avons refusé de rééquilibrer le système, nous nous sommes engagés au contraire volontairement dans la prédiction d’Allais de confiscation des richesses par la valeur à tendance infinie du capital.
 
Ce problème est essentiel aussi bien financièrement, qu’économiquement ou socialement.
 
Pourtant, aujourd’hui, le Grand Reset promu par Davos fait exactement l’inverse de ce rééquilibrage vital et l’inverse de ce qu’il prétend dans ce mot « reset ».
 
J’ai consacré une vidéo sur le Grand Reset qui prône en fait :
+ de dettes
+ de gouvernance mondiale
+ d’innovation technologique… Et 5G
 
On revient à Hold-Up après cette longue et nécessaire digression.
 
Barnérias a raison de faire le lien entre santé, finance et technologie… Mais il le fait mal.
 
Barnerias nous sort un Brevet de Microsoft pour une cryptomonnaie liée à des capteurs implantés dans notre corps. C’est-à-dire un jeton qui serait créé selon notre activité cérébrale, physique ou on pourrait imaginer la présence d’un vaccin dans notre organisme.
 
Ce jeton pourrait soit être monétisé : nous faisons un effort donc nous gagnons de l’argent. Nous regardons une publicité.
 
Ou alors ce jeton pourrait être lié à une autorisation : voter, prendre l’avion, nous
rendre au stade ou au théâtre.
 
Nous sommes dans le spéculatif. Mais nous ne sommes pas hors sujet. Nous sommes simplement dans une réflexion radicale sur ce qui est envisagé en ce moment, sur ce qui n’est encore que les passeports covid ou les bêtises de Christophe Barbier…
 
Pour cela vous avez besoin de détourner la technologie blockchain pour permettre ces échanges de valeur et vous avez besoin de la technologie 5G afin d’avoir un réseau qui puisse supporter un nombre exponentiel de capteurs.
 
Et autant je NE peux PAS souscrire à l’idée que le virus ait été fabriqué et lâché dans la nature de manière délibérée pour mettre en place ce projet de gouvernance mondiale et de protection ultime des fortunes.
 
Autant il est raisonnable de penser qu’ils sont pragmatiques et utilisent cet événement inattendu dans ce but.
 
Il n’y a rien de nouveau. Les États-Unis n’ont pas délibérément provoqué le 11 septembre mais ils l’ont détourné pour aller en Irak.
 
Les États-Unis n’ont pas créé la crise de 2008 mais ils l’ont utilisée pour détourner le système financier et changer radicalement la répartition des richesses.
 
Aujourd’hui lorsque l’on veut généraliser le digital. Il y a un enjeu majeur qui est totalement occulté dans le débat public.
 
Cet enjeu majeur c’est CODE IS LAW.
 
Code is Law est un article du professeur de droit Lawrence Lessig qui date de 2000. Cela a déjà 20 ans !
 
Lessig a cette analyse visionnaire : La production de la loi ne se fait plus à l’Assemblee avec le gouvernement et le pouvoir judiciaire mais dans le code informatique.
 
Un exemple : c’est l’algorithme de Google qui va décider si la vidéo que j’ai réalisée sera vue ou non, c’est l’algorithme qui va décider quelle publicité je peux voir.
Lisez l’article de Lessig pour comprendre la portée essentielle et largement ignorée de cet enjeu.
 
La loi se déporte de l’Assemblée vers la sphère privée des big techs et d’une gouvernance mondiale.
 
Bien sûr personne ne veut de cet avenir orwellien.
Mais la peur du virus rend cet avenir si ce n’est acceptable, tout du moins imposable.
 
Pas le virus, la peur du virus.
 
Et Hold-Up a le grand mérite de tenter de nous sortir de cette tétanie, avec toutes ses erreurs et toutes ses fautes, ses exagérations, Hold-Up réveille, secoue, met du mouvement, de la polémique.
 
Et cela est bon.
 
Et pour cela je salue le courage et le travail de Pierre Barnérias et de tous ceux qui ont accepté de témoigner devant sa caméra.
 
À votre bonne fortune
 
Guy de La Fortelle
 
Références :
 
 
 
L’arnaque du Grand Reset : https://www.youtube.com/watch?v=FWzqDy8OxeQ
 
 

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