Artiste plasti-cœur

 

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Il fut un temps où l’artiste était un sage, c’est-à-dire un homme cultivé qui se doublait d’un      thaumaturge, d’un mage, d’un thérapeute, et même d’un gymnasiarque ; ce tout qu’on appelle dans le langage des foires l’homme orchestre ou l’homme Protée. L’artiste réunissait en lui toutes les facultés et toutes les sciences. Puis vint l’époque de la spécialisation, celle aussi de la décadence.

Antonin Artaud

 

 

 

Lundi 24 octobre 2005 1 24 /10 /Oct /2005 00:00
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Cent mille graines de sauvageons tombent chaque année des branches de l'éducation nationale
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- qui s'en lave les mains –
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car tout le monde s'en fout.
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Il fut un temps où cinquante mille d'entre ces sauvageons en herbe de chat trouvaient encore à s'incinérer, sans broncher, dans le train-train des petits boulots précaires, mal payés - au lance-pierre et à la trique. Clopin clopan, ils se hissaient en claudiquant sur l'échelle des salaires, dans la hiérarchie des boulots à la con, du c'est Dédé au c'est Deï.
 
Sur les cinquante mille restants, il y en avait, à la louche, vingt-cinq mille qui se débrouillaient, de dispositifs craignos en stages don-bi, à se bidonner de rire jaune via des antennes boiteuses et autres carrefours joyeux, d'où tu ne peux ressortir entier, qu'en empruntant un sens interdit.
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Mais si,
car c'est ça
ou la lobotomie.
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Restaient les vingt-cinq mille derniers, le fond de la gamelle (dit-on en haut lieu quand on parle d'eux), les laissés pour compte, la graine de sauvageons en germination.
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Vingt-cinq mille + Vingt-cinq mille + Vingt-cinq mille... et ainsi de suite, ça se superposait par couches successives, années après années, sans que personne ne s'en émeuve jamais, ou pas plus qu'ça. Du moins tant que toute cette souffrance infligée à des enfants ne se manifeste
 
- Sans manifeste -
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... pour le moment....
 
Aujourd'hui, ce ne sont plus vingt-cinq mille graines de sauvageons qui viennent se rajouter "au stock déjà constitué", mais de cinquante à soixante mille,
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en plus,
en plus,
chaque année.
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Les petits boulots précaires à la con,
noir et/ou gris,
c'est pour les bacheliers à présent.
 
Quant aux sauvageons rendus à l'état sauvage, les ceux qui échappent au suicide, aux bavures, aux agressions, aux ratonnades et autres câlins ; Ceux qui échappent aussi à tous ces circuits à deux sous qui se court-circuitent par en dessous ; Les sauvageons sauvages inscrits sur aucune liste ; Vouloir nous faire croire qu'ils roulent sur l'or des barrettes de shit, c'est vouloir détourner notre attention, pour mieux les enterrer vifs.
 
Combien sont-ils vraiment ces mômes, à vivre au quotidien, sans projet pour le lendemain, avec une seule obsession ?
 
- Savoir où tu pourras dormir ce soir, et de quelle façon tu vas te procurer de quoi manger, juste de quoi manger.
 
Combien sont-ils exactement ?
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Top secret !!! 
Secret défense.
 
Pire encore !
 
- On ne veut pas l'savoir, circulez, y'a rien à voir.
 
Dans les wagons du désespoir,
grappes d'enfants dégazés
en partance pour le pressoir.
 
Pas de sentiment pour les sauvageons.
 
On dit aussi :
 
- les gogols et les loulous.
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dans certains centres de formation et dans certains bureaux de l'administration.
 
- Quand tu n'as pas de lendemain, tu es là, dans le blizzard des annonces publicitaires, faim, froid, peur, du matin au soir, du soir au matin. Il y a les gens qui te regardent de biais, ta santé qui part en eau d'boudin, ton moral détricoté jusqu'aux coutures. T'as beau faire des efforts, non seulement on t'a balancé au fond du port, dans les eaux troubles du mépris et du cynisme collectif, mais en plus, t'as les deux pieds dans le ciment de tes angoisses et de tes souffrances.
 
Les notions de temps, le psychisme, le métabolisme sont tout chamboulés. L'esprit vire. Une incompréhension s'installe alors. Le simple fait de dire manger, lorsque tu t'empiffres tous les jours,
 
En légiférant à tous bouts d’vents,
 
n'a pas la même signification que pour celui qui crève la dalle tout le temps. Boire, dormir, se vêtir - ces choses présentées comme si simples à obtenir - n'ont plus du tout la même dimension dans la chair et dans l'esprit de celui qui n'a rien.
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Jour après jour.
Et depuis toujours.
 
- Tous ceux qui organisent cette infamie, tous ces juges et parties, les ceux qui se bâfrent et qui te condamnent aux foudres de la police et de l'injustice, feraient bien de venir parmi nous quelque temps, sans leurs cartes de crédit et sans leurs Quo Vadis. Alors ils verraient. Et ce ne sont pas leurs experts, tout amidonnés de certitudes, qui peuvent leur donner la moindre idée de ce que c'est exactement que de crever à petit feu, en commençant par la tête.
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T'as pas eu d'bol dans la vie ?!
 
 
Alors la "castre" des dirigeants et leurs valets te condamne définitivement. Elle te passe par le fil de son couteau de poissonnier, par le tranchant de son insignifiance, en prenant tout son temps. Elle commence d'abord par t'écailler tout frétillant dans les frigidaires de l'éducation nationale, puis elle t'éventre en s'étonnant de tes hurlements. Dans la foulée, te voilà ébouillanté dans le bouillon de la culpabilité qu'elle t'instille, pour te pousser au suicide. Si tu résistes à ce traitement, elle t'arrache méthodiquement les tripes, avec les doigts puants de sa bonne conscience :
 
- Après tout, c'est la faute des parents !
 
Vient le tour des poumons du sauvageon, puis de son cœur palpitant. Pour finir, la caste des grands le juge et l'enferme dans des camps, parce qu'il pisse le sang ; dans des camps qu'elle nomme pudiquement
 
"Prisons".
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Quatre-vingt pour cent des jeunes détenus
sont des prisonniers politiques.
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- De guerre, oui. De leur putain d'guéguerre économique.
 
Bravo !!!
 
Bravo pour cet immense dessein qu'on nous propose - fouler au pied la multitude à quelques-uns - la fouler comme du raisin pour qu'elle pisse le sang, avant de recouvrir les gémissements des gens dans des fosses médiatiques, creusées pour les réjouissances.
 
Encore bravo !
Et vive l'Euro !!!
 
Oh !! Pardon.
On ne rote pas à table.
 
Il y a comme ça,
en l'espèce
une espèce de sadisme propre à notre espèce
et qui la distingue à coup sûr des animaux.
 
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Mais revenons-en à nos sauvageons errants, désespérés, qui par la force des choses prennent l'habitude de l'inactivité. Ainsi donc, progressivement, la pompe est désamorcée. La volonté est désactivée. Le goût de l'effort terni, tari. Et je crois qu'il est là le plus grave cancer, qu'elle est là la plus pire des maladies. Elle conduit au désœuvrement. Le désir s'en va, plus d'envie, plus d'espoir. Le désespoir alors n'est plus bien loin. Plus les jeunes sont au bord du désespoir et plus ils en deviennent fous furieux. Il y a tous ceux qui se suicident plus ou moins nettement, dont on se fout éperdument, parce que ça n'mange pas d'bruit dans le concert permanent de la gamelle en rut. Il y a donc ceux, en constante augmentation, qui se suicident (deuxième cause de mortalité chez les jeunes après la route), mais il y a tous les autres aussi, capables à tout instant de devenir soldats de la destruction, gratuite pour les uns, planche de salut pour les autres. Quand on est condamné à croupir dans les oubliettes d'un monde qui se fout de vous, au bout d'un moment, on n'en à plus rien à cirer de tout foutre par terre, pour tout recommencer, quitte à crever. Et tout peut survenir dans ce non-sens qui peut cramer comme de l'essence, à tout moment.
 
- Dernier barreau avant de mourir ?!! Alors autant que ça crépite.
- Quand on n'a plus rien à perdre de toute façon et qu'on a tous ces cons dans leurs cocons qui nous regardent crever à la télé, on se dit, tant pis. Si eux ne veulent pas partager, nous, ça ne nous dérange pas de partager avec eux la misère qu'on nous fait sur la tête, depuis temps d’années.
 
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Avec la multiplication des damnés, dans peu de temps, cela deviendra comme une marée, une vague déferlante.
 
Quelle digue pourra alors la contenir ?
Quel barrage ?
Quelle écluse ?
Quel îlotier ?
Quel grand frère manipulé ?
 
À quel prix ?
 
Mais de répondre que c'est trop cher toute cette chair sanguinolente à soigner, toute cette bouillie humaine qu'on a créée de toute pièce par fainéantise, par lâcheté,  insouciance, amateurisme, et même, par méchanceté. Alors, citoyen, citoyenne... les mômes dans leurs quartiers se posent des questions.
 
- Mais c'est quoi citoyenneté ?
- Citoyens ! Citoyennes ! Si toi rien, pas citoyen. Et si toi reine, t'es citoyenne. La République est renversée comme une crème caramélisée.
- N'est pas citoyen qui veut alors ?!!
- Dans notre lavoir national, l'avoir seul détermine ta portion au droit de cité. Quant aux devoirs, c'est inversé. Plus t'en as des lovés, moins y'en a des devoirs. Moins t'en as des lovés, plus t'en as des devoirs. T'as qu'à voir à la télé.
- Les cartes du tripot sont marquées !!!
- De toute façon, un sauvageon, c'est pas plus pire qu'un paysan. Bon, c'est vrai, on brûle une caisse, on tague, on fout un peu le bordel. Mais les paysans, ça te crame un Parlement, ça te bisoute un Ministère, ça te bousille bien plus de trucs en une seule fois que nous pendant toute une année. Et pour finir, qu'est ce qu'on leur fait aux paysans ? On leur refile des subventions.
 
C'est ainsi que les sauvageons de service s'éternisent le soir dans les cages d'escaliers, aux murs tannés par la crasse.
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Où aller quand il fait froid ?
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À l'appart', le yoyo familial part en vrille, quand il n'est pas tout mort au bout de son fil. Il y a des tas de raisons à ça. Bonnes, mauvaises, voire un peu des deux à la fois, peu importe, il reste un fait, des mômes vous dis-je, des mômes se retrouvent dehors jusqu'à ce que le sommeil s'en suive, debout dans les courants d'air glacés. Les voisins crisent, par principe, excédés, par goût, manipulés, crevés, ou sur le point de crever. Couvre-feu en réponse, chantage aux alloc', loi d'exception, CRS-SS, gardes mobiles échauffées avant d'êtres lâchés.
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Après les parents,
les poulets auront bon dos.
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Quant aux gosses, ils ont tout le temps d'en prendre de la graine, de se bâtir une idée du monde où la violence paraît être la seule façon de survivre. À ce qui n'est souvent qu'un appel désespéré, les lâches et les ignorants répondent par la brutalité, une brutalité toute militaire, de choc. Et tout ça, pour s'éviter de prendre ses responsabilités, pour s'éviter de prendre le problème à bras le corps, tout ça pour s'éviter de maintenir une lumière toujours allumée, une porte à laquelle frapper sans être jugé, nuit et jour. Décidément, les sauvageons qu'on se fabrique n'ont peut-être pas tort de s'énerver ; et la fabrique de sauvageons tout énervés fonctionne à plein régime aujourd'hui.
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Ainsi va le pire au pas de l'oie, de la loi du marché à marche forcée - et peu importe après…
 
Nos dirigeants ne seront pas là pour le voir.
 
C'est là l'esprit dominant - point final.
 
Quand on est capable, à la vue de tous, de maintenir des milliers et des milliers d'étudiants dans une université contaminée par de l'amiante, université qui de surcroît est un infernal four crématoire, latent, on peut présager du reste, de ce qui se trame en douce sous le burnous quand il s'agit du fond de la gamelle.
 
Voilà plus de trente ans que les pouvoirs publics dissimulent leur cynisme derrière des nuages de fumée qu'ils nomment programmes, mesures, projets...  Camouflage que tout ceci, foutaise, ignominie. Au mieux, ces effets de manches dissimulent juste ce qu'il faut d’arrières pensés et de mépris pour que rien ne réussisse vraiment. Qu'il n'est de regarder le misérabilisme des moyens mis en œuvre dès qu'il s'agit des plus modestes. Au mieux pires, ils ne font que renforcer le désœuvrement à l'œuvre.l'œuvre.
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Quand aux stages bidons
et autres caisses à savons,
bon,
c'est selon,
 
c'est selon les élections...
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Bernard-Alex
 
Par bernardalex - Publié dans : politique
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Samedi 22 octobre 2005 6 22 /10 /Oct /2005 00:00

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En vrac
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Les fleuves impossibles
Ne mordent les cravaches
Qu’aux soirs bleus mauves
Des saisons endormies.
 
D’orge torréfiée la nuit qui vient
Sent le café brûlé.
Il crépite,
Grésille.
Semblable à ces pop-corn
Dans nos marmites oubliées.
 
Nenni,
Rien ne s’oublie dans le chaudron crasse de l’humanité.
 
Ceux qui suivront mordront les yeux du bouillon
Que nous leur préparons.
 
Il y a comme ça
Des retours de flamme qui glacent en retour
La prunelle de tes yeux.
 
Il y a comme ça,
Des flammes qui glacent
Et des glaces qui te brûlent
 
Jusqu’aux yeux.
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Hagard je traîne les gares
A la recherche d’un trajet
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Adéquat.
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Nos vies ne sont que des squats
Ouverts au hasard.
Des squats,
Érigés en propriétés.
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Privées,
privées de liberté vraie.
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Ouvrir les portes.
Casser les volets.
Besoin d’un bol d’air, rien de moins.
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Au soir des ombres noires
Semblent sur le rasoir
Nos je de miroirs
Toujours plus bizarres.
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Prends garde !
Prends garde qu’un tiroir
Ne s’ouvre dans le miroir
Te prenant pour un trottoir
Menant vers une autre armoire
Un nouveau placard.
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Prends garde !
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Avec les feuilles s’égraine l’automne,
Avant que l’hiver à son tour ne s’effeuille,
Comme ces vies dans la rue qui frissonnent,
Sous le regard ébahis des consemeurent,
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En fauteuil.
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Les bras déployés comme des ailes,
Ephémères,
Ils surgissent de nulle part,
Un matin,
Comme des criquets,
Puis s’éteignent le soir même,
Entre les phares des voitures,
Qui de nulle part viennent.
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Le consommeur est un p’tit vieux
Qui sur sa p’tite chaise
Se croit éternel.
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Mais il y a ces voitures…
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Qui de nulle part viennent.
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Enfant,
Je mordais dans le vide
Comme on grimpe dans un arbre
Pour y cueillir des plumes.
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25/05
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Tempête médiatique.
Oui-oui, non ouhic…
La prêtresse officie au milieu de ses invités
Avec le sérieux d’un constipé
Assis sur la lunette
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Arrière
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De la République.
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L’œil du oui qui l’habite
Lui confère un regard de possédé,
Alors que dans sa bouche gigote encore le corps chaud de la démocratie
 
Tel un asticot dans un bec.
 
Temps de chiot sur la scène publique.
 
Oui oui, non oui,
Nescquick
Dérisoires postillons avant l’orage tant redouté.
Et ce ne sont pas les postillons jetés au vent pour faire voter
Qui de l’orage auront raison.
 
 
 
26/05
 
Pour un oui, pour un non
Les ombres du sérail tiennent le crachoir
Comme le poivrot se tient la bite
Pour pisser aux vents mauvais
Sous l’œil torve des badauds.
 
Rien de plus que des poivrots te dis-je,
Crachant
Crachant contre les murs qui les retiennent,
Courroucés qu’ils sont,
A la façon de ces lézards bizarres
Mués en petites vieilles.
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L’âme des corps givrés
Comme le sang cuit des insurgés
Chante à gros bouillon
Dans le chaudron des cœurs brisés.
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Êtres de terre morte
Vous vous mordez les pieds.
Êtres de chaire molle
Vous ronéotypez.
 
Rien de plus.
 
Rien de plus
Qui pusse
Opus
Vous donner quitus
Mordicus.
 
Boues de cendres animées
Surgies des vents glacés
Comme autant d’erreurs mystiques
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Moustiques
 
En nuées
Embués
Ennuyés
Affolés
Par le tapage laissé par eux sur leur passage
En lieu et place des étangs
Des flaques
Des marais.
 
Il n’y a plus de fontaines sacrées où s’abreuver.
Sans danger.
 
L’ère du sac plastique règne en maître incontesté.
A nous étouffer.
L’ère de la mise à sac à sonné.
 
Au diable les progrès
Si le prix à payer
Ne fait que renforcer ces forcenés
Qui nous baladent,
Enchaînés comme des forçats
Dans le dédale de leur délire pathologique.
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La femme de feu
Est une femme qui beaucoup peu.
 
Mais des femmes de feu,
Il y en a peu.
 
Piégées qu’elles sont pour la plupart
Dans la glue des soldes à deux balles,
Le bocal des ristournes à trois ronds
Et des échantillons peau d’balle
Pour des grimages de premier bal.
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Gratis pour les filles.
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Juin
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Les seins triomphants croquent la lune
Dans les draps déferlants
Sur les tais d’oreillers
Durs comme le fer des barres à mines.
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19/06
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Homme,
Rêve toi et marche.
Lève toi de ton séant,
Séance tenante,
Et marche,
Avant que ne s’efface de ta cervelle
L’idée même de rêve,
Et par là même,
L’idée même de liberté.
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Homme,
Rêve toi et marche.
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Prends la poudre d’escampette
Avant que l’halogène
Braqué sur tes ailes
Ne les crame tout à fait.
 
 
 

 

21/06
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La fête bat son plein dans tous les coins.
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Alcool
Drogues
Filles
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Sous l’œil blasé de la police qui n'en perd pas une miette.
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Partout,
Des culs de filles roulent dans les rues pavées
Comme le R de l’alphabet roule dans la bouche d’un africain.
 
Culottes à l’air
Exhibées sans en avoir l’air
L’air de rien
Un rien vulgaire
Mais c’est dans l’ère du rien de rien qui mène à rien,
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Alors...
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Des culottes vous dis-je,
Tout partout,
De toute sortes
Des blanches
Des rouges
Qui bougent
Des noires
Qui clignotent
Des bleus pétrole…
Auréolées de pertes blanches.
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Pour faire genre ?
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Et de glaner glandu
À leur foutre les glandes
En glandouillant du gland
Dans le fouillis de ces guirlandes.
Les boules.
 
 
 
23/06
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L’Europe du oui est une Europe des p’tits m(é)ssieurs,
qui se prennent pour de grand’Z’hommes.
Peau d’zob.
Leur Vision du monde n’est qu’une hallucination de dégénéré.
 
 
Pour projet ?
Tout au plus,
Se jeter sur les restes du monde
Comme des chacals en bande sur une vierge.
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07/07 – 22 heures
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Bang-bang !!!
L’Angleterre croque la terre à son tour.
Bang-bang !!!
Sept sur sept  
En un seul set,
Bombinettes,
Alors qu’un cinq à sept
S’ouvrait à huit clos,
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Derrière les murs d’une forteresse
Hérissée de casses têtes.
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Bang-bang !!!
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Alors même que s’ouvrait disais-je,
Le cinq à sept
D’un G7,
Augmenté d’une tête.
 
Bang-bang,
V’l’a pas qu’ça pète.
Drôles de têtes,
Alouette,
Alors qu’ils s’apprêtaient à se payer encore nos têtes.
 
- Et la dette et la dette…
 
Terminée la fête !
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Elles étaient sept,
Puis six,
Puis cinq.
 
Plus que quatre au réveil.
 
Exagérer,
Se poser en victime,
Grossir le trait
Pour mieux minimiser ce qui est fait aux autres
Sans même un battement de cil.
Ni même un cierge.
 
Et de crier au terrorisme
Comme des loups mordus par une chèvre.
 
Mais nous n’avons que les terroristes que nous méritons.
Rien de plus.
Et se cacher les yeux,
C’est comme de se cracher dessus.
 
Il n’est que de dresser le catalogue morbide des abominations que nous commettons,
avec cette suffisance qui engendre,
forcément,
un jour ou l’autre,
un franc
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Ça suffit !
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Des autres.
 
Nous voulons tout pour nous tout seul
et après nous la boucherie pour nos enfants.
 
 
Avec cette suffisance…
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La vie est belle,
C’est ce que l’on en fait qui débecte,
Et on fait partout,
Jusque sous nos lits.
 
A force de chier dans notre assiette,
Il ne faudra pas s’étonner qu’on s’empoisonne.
 
Un monde grandiose,
Immense,
Allait nous tomber tout cuit dans le gosier.
Fini les problèmes d’intendance.
 
Mais non,
il aura fallu que nous nous renversions le barbe-cul dessus.
 
A nous en faire pousser des poils dans la bouche.
c c

 

 

 

 

 

 

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Et Dieu créa le Diable
pour se divertir.0
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Au septième jour,
Il n’en pouvait déjà plus.
 
Alors il créa la femme
Avec des formes
Des pleins
Des creux.
 
La tenant jalousement de côté,
Il éveilla la curiosité du Diable,
Qui ne tardât pas à s’émoustiller pour la chose.
 
C’est alors que Dieu donnât corps à l’homme,
Afin que Diable puisse s’en chausser comme une peau de banannne,
Dès que Dieu aurait le dos tourné.
 
Et ça n’a pas loupé.
 
Depuis lors,
Le Diable est prisonnier de ce corps
Qui de tords ne cause plus à tord
Au grand Thor
Déjà bien occupé à son bord.
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Sorti de la profondeur d’esprit,
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Nul salut.
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Mais qui salue encore aujourd’hui ?
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L’esprit n’y est plus.
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Quant à parler de profondeur,
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Autant s’entarter la gueule tout seul.
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16/07
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A peine commencé,
L’été se défait à une allure folle,
Comme la chevelure d’un lit se défait,
Haut perchée dans les branches du désir.
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Un chat court le moineau dans les futaies.
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Plaisir d’été.
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Déconnecté
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20/07 
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Après la défaite du oui,
La fête du vers solitaire
Et de ses anneaux de travers
Dans les scelles du maire de Paris.
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Et tant pis pour le grisbi
Jeté par les fenêtres au nom d’une idée morte.
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Plutôt que l’Espagne,
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Retirée courageusement du champs de guerre illégal,
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C’est l’incendiaire qui ramasse la flemme.
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Mascara que cette mascarade
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Olympique.
 
Elle n’a plus pour fonction que de piller les troncs.
Et d’endormir les cons.
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Franchise des jeux.
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J’aime trop la vie pour confier à d’autres
la rédaction de son scénario.
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21/07
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Que leur importe la terreur qui s’abat sur leurs peuples. D’ailleurs, il n’est pas rare qu’elle les arrange. C’est même un ingrédient majeur dans la composition du monde carcéral qu’ils nous concoctent, a l’étouffée,  dans leur cocotte.
 
Attentats !
Attentats !
Attends-toi à des attentats pour encore longtemps mon pote.
 
L’homme s’égare,
Avec une science toujours plus grande de la destruction.
 
Attentats,
Attends-toi à...
 
Si tu n’bouges pas plus qu’ça.
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Par bernardalex - Publié dans : Journal d'un millénaire à outrance.
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Samedi 8 octobre 2005 6 08 /10 /Oct /2005 00:00

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Janvier

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Jubilé

Jubilons

Des marchands dans le temple

au temple en vente sur le marché,

Quel bon en avant !

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Jubilez

Jubilons

La corde est tressée pour nous pendre.

Jubilé

Zébulon

La boucle est bouclée

Et nous dedans.

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A suivre...

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2001

Septembre

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Deux crocs,

comme sciés en plein repas

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Et maintenant ?

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A suivre...00

2002

Janvier

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Qu'est ce qu'on attend pour êtres heureux ?

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A suivre...0

2003

Février

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La guerre qui va changer le monde !!!

(titrent les journaux)

Une guerre sans droit ni titre

Pour un monde atteint de la maladie de

Remsfeld-Jacob

Après la vache folle

les peaux d'vaches sont à l'oeuvre.

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Que font-ils de notre héritage ?00000000

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A suivre...

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2004

Et la femme dans tout ça ?

 

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A suivre...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par bernardalex - Publié dans : Journal d'un millénaire à outrance.
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Vendredi 7 octobre 2005 5 07 /10 /Oct /2005 00:00

 

J'écris jusqu'au bout de la nuit des mots

pour m'élever à la lumière des coloris qui crépitent.
Et inversement.

Chaque discipline de fer est la distraction d'l'autre.
Ainsi naît le mouvement qui me conduira peut-être un jour ou l'autre
à recouvrer l'état premier du premier homme
penché pour la première fois sur la paroi d'une caverne.

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Jeter au vent des lignes et des couleurs est inséparable de mon tracé, de mon trajet - ardant - comme du charbon. En ce sens, ma peinture est une peinture de résistant, c'est une peinture qui vient de loin, et même qui revient de loin.

Eminament instinctive, intuitive, sensorielle, c'est une peinture d'association, au sens où on l'entend en psychanalyse. Et cela remonte à loin cette notion puisque vers l'âge de seize ans déjà, lorsqu'on m'interrogeait sur le genre, la case, le style de mes toiles, quelque peu effrayé par ces clôtures que l'on voulais dresser en mon espace de liberté, prudent, je répondait, pince sans rire :

- C'est du subconscientionisme. C'est une peinture venue du dedans. Par delà le conscient et la raison.


S
i par la suite je dus abandonner pour un temps la peinture à l'état pur, crayonnant dans les rues, les bars de nuit, sur mes carnets de Petit Poucet, cette expression pour de rire s'est mise progressivement à me tarauder l'esprit pour de vraie.


- Qu'ai-je bien voulu dire ?

Sans le savoir, ma quête en art plastique venait de prendre pieds dans ma bassine synaptique. Le hasard, les coïncidences, la synchronicité, les circonstances, les évènements, le doute, la curiosité et les rencontres firent le reste.

Quoi qu'il en soit et quoi qu'il m'en coûta jusqu'ici, cette démarche, cette façon qui est la mienne, ce régime auquel je me soumet, cette pratique si je puis dire, est à contre courant du monde au galop qui nous entoure, sur ses grands chevaux.

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Par bernardalex - Publié dans : bernardalex
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Qu'est devenu ce fameux costume orange ?

En fait je l'ai gardé, découvrant au fur et à mesure

que la colombe de la Maison Blanche n'était en fait

qu'un corbeaux comme les autres.

Guantanamo est toujours ouvert alors que le sang

coule toujours autant en Afghanistan, en Irak, en Palestine...

La liste est longue. Quant au drapeau américain, associé au

costume de bagnard, il symbolise la crise financière venue des

États Unis d'Amérique qui tue aussi surement que les bombes.

Tribulations d'un bagnard


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