Artiste plasti-cœur

 

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Il fut un temps où l’artiste était un sage, c’est-à-dire un homme cultivé qui se doublait d’un      thaumaturge, d’un mage, d’un thérapeute, et même d’un gymnasiarque ; ce tout qu’on appelle dans le langage des foires l’homme orchestre ou l’homme Protée. L’artiste réunissait en lui toutes les facultés et toutes les sciences. Puis vint l’époque de la spécialisation, celle aussi de la décadence.

Antonin Artaud

 

 

 

Jeudi 15 mars 2007 4 15 /03 /Mars /2007 14:14





En 2002, nous proposions un candidat surprise dont nous taisions le nom jusqu’au dernier moment, pour éviter aux oiseaux des noms.


En 2007, nous avons failli présenter un épouvantail.

 

Une raison à cela :

 

Lors d’un voyage au Sri Lanka,

en janvier 2006,

nous avions remarqué

que devant les chantiers en construction,

s’érigeaient des épouvantails,

pour chasser les mauvais esprits

qui auraient eu dans l’idée

de s’emparer du bâtiment en construction.

 

 

D’où l’idée cette année de présenter un épouvantail, pour chasser les mauvais esprits de la campagne. (Mais il faut rendre au tsunami ses Sri Lankais et les hôtels quatre étoiles aux Tour-opérateurs. Quant à l’argent des donateurs…)

 


Pour en revenir aux épouvantails, malheureusement, les mauvais esprits ont déjà envahi la campagne.

Trop tard !

Donc.

 

l

De toute façon, le réchauffé paraitra moins tiède que les échauffourées des échauffés du cigare qui prétendent nous représenter.

Pire !

Nous gouverner.

Que dis-je ?

Nous vendre, nous brader, pour quelques avantages particuliers, de mauvaise facture, des contrefaçons ; des pourboires de concierges, et même, de bonniches. Et la plupart des candidats en lice ne sont que des boniches, voire, au maximum, des rempailleurs de sièges, des voleurs de cuivre, de fils électriques. La plupart...

 

Notre vieux candidat de 2002 reste donc le meilleur, puisque cette année-là, il sortit vainqueur des présidentielles. Sans surprise. Dans l’absolu évidemment, mais de l’absolu nos ‘candicaricatures’ n’en ont cure, se curant les dents allègrement avec tout ce qui pourrait représenter une valeur. Car les valeurs, c’est bien connu, c’est d’un ringardisme...

 

Alors en route !

Place à la présidentielle

et à notre candidat surprise,

le seul sans surprise

vu l’état des jockeys en selle.

 

En route !

 

 

Par bernardalex - Publié dans : bernardalex
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Vendredi 19 mai 2006 5 19 /05 /Mai /2006 14:24

 

 



Il y eu d'abord, bien avant de "savoir" lire et écrire, ce jeu auquel je me livrais. Enfermé des journées entières à l'affilée, sans interruption, sauf pour manger, je me droguais pendant des heures à colorier toutes les lettres qui se ressemblaient. Tous les A, puis les E, les Be, les Ce, les Re... je les recouvrais d'une couleur chacune, une à une. Pour ce faire, je barbotais les vieux Sélection de mon père. Il y avait aussi France Soir et le Canard enchaîné. Pourtant, malgré cette attirance innée pour la forme écrite, tout ce qui toucha l'apprentissage de la langue maternelle devint très vite ma bête noire à l'école. Zéro en orthographe, haro sur le vocabulaire, trois mauvais rôts avec la grammaire, rien à faire, la mixture ne passait pas.

 


P
ar contre, l'apprentissage de la lecture me permit de substituer aux lettres de l'alphabet dans les journaux - des mots. Je les recherchais en faisant courir mon index sur les phrases muettes de sens. Cet exercice, tout comme les lignes que l'on me donnait par centaines pour me punir, me procurèrent la même sensation que le coloriage des lettres.

Cela me rendait ivre.

Vint l'époque des rédactions qui atténuèrent les foudres de guerre de mes maîtres. 10 sur 10 - x à cause du reste, mais la moyenne quand même en cette matière. Dès lors, cadenassé à la maison, je m'exerçais à construire des phrases. Elles furent, au fur et à mesure, comme autant de sutures aux points d'usure ; usure provoquée par les injures que l'on m'envoyait sans cesse, comme des balles en pleine tête.

La "salivation" en écriture, telle que l'a décrite Salvador Dali pour la peinture dans son Journal d'un génie, cette salivation particulière apparue à la commissure de mes lèvres, avec la rédaction de mes premiers "poèmes". Depuis lors, cela ne m'a plus jamais quitté, même si pendant longtemps j'ai vécu avec la honte d'écrire.

- Rendez-vous compte, ça veut écrire et ça fait des fautes à tous les mots !




Écrire?


L'écoulement de mes encres

sur la page blanche

pisse la sueur,

comme l'accidenté pisse le sang

sur le bas-côté.

Souvent, très souvent,

ces écoulements dérangent,

démangent,

choquent le chaland,

provoquent des dérèglements,

des suintements,

libèrent tout un tas de sentiments,

ou de ressentiments.

Énervement des gens.

Pourtant,

je ne suis que le témoin de mon temps.

Après tout,

je ne fais que tremper ma plume dans les miroirs du réel alentour.

 

Qu'y puis-je ?

Qu'y puis-je si les mots pétris dans le pétrin des maux grandissants

se révèle être un matériau parfois violent ?

D'ailleurs,

la violence de mes mots n'est rien à côté de la brutalité environnante,

prégnante,

grimpante.

Et la brutalité environnante,

je la ressens profondément lorsque je regarde à 360°.

Pour tout dire,

il arrive régulièrement qu'elle m'échauffe le neurone,

au point de pousser ma plume

@

S'é-ner-ver !

Un peu, beaucoup, passionnément

comme un fou.


 

 

Publications : 

 

1981 - Décalage

 

1992 - Témoignage poèmique

 

1998 - Errance dans la ville

 

1999 - Extr'aime violence

 

2007 Les raisons de la colère

 

 

 

 

 

 

 

 

Par bernardalex - Publié dans : Ecrire
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Vendredi 17 mars 2006 5 17 /03 /Mars /2006 13:42
 
 
 
De villepin
Ton destin
Est en train
De prendre fin.
 
De villepin
Le Marocain
T’auras pas ton Maroquin.
 
Au kärcher tes lendemains
Sarkozoro s’en frotte les mains.
 
Villepin,
le coquin,
n’as jamais manqué de rien.
Non,
rien de rien,
n’a jamais manqué de rien.
Non,
rien de rien,
Villepin et ses p'tits copains,
Voudraient bien
Ne laisser rien,
Pour les jeunes au turbin.
 
Villepin ne doute de rien
Droit dans son écrin
Méchant comme le malin
Arrogant comme un vaurien.
 
Dehors Villepin !
De papier tu n’es qu’un nain.
Retourne dans ton jardin.
Par orgueil tu te tranches la main
Et tu te bouffes les intestins.
 
À moins, à moins…
De venir dès demain
Sans ton air autain
Au devant des crèves la faim
que tu nous fabrique pour demain.
Aller Villepin
Laisses tomber ton maillot d'bain
Ambrasses ton destin.
 
 Bernard-Alex

 
Par bernardalex - Publié dans : politique
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Mercredi 15 mars 2006 3 15 /03 /Mars /2006 01:23
La  misère
 
 
 
 
 
Dangereuse blessure.
 
Aiguilles de pins dans le repli des pliures,
éclats de ronces sur le dessus de son mur...
 
- Au coeur, piqûre.
 
Âme dépolie dévalant sa pente,
statiques jaillissements,
boulle de verre phosphorescent...
Agonie lente.
 
Errance.
 
La rue
La nuit
Les bars
Les rues
L'esprit de la rue dans les rues et les bars de nuit.
 
Errance,
nocturne.
 Images !
 
Images dans le vide des yeux,
les yeux rivés au sol...
 
 
 
Errance.
 
Sous les pluies d'hivers
et diverses
des images dans sa tête se déversent:
 
Guerriers nues,
chamans exaltés
courant comme des fous
sur l'arrête des falaises;
se déplaçant à une allure folle,
comme des lucioles
portées par les alizés.
 
Tambours,
clochettes,
tambourins,
cuir de bêtes immolées,
peaux tendues
sur la bouche béante d'un arbre évidé.
 
Tiges de bois sacré,
frappant,
frappant,
comme pour recouvrir le bruit des lames de fond,
et le craquement de l'oracle
mis à sac,
par le rouleau des déferlantes déchaînées.
 
 
 

 
 
Errance,
Comme une transe,
Errance
dans les eaux sombres de la nuit.
 
Quelque part, au dessus de lui, le chant miraculeux des oiseaux qui annoncent la lumière du jour, avant même son entrée sur la scène du petit matin.
 
- Croissant s'il vous plais!!! (en passant la tête par la porte d'un fournil).
 
 
 
 
Un moteur tousse au loin,
une vieille femme sous le porche d'un immeuble neuf ; une vieille femme réfugiée dans le fouillis des cartons récoltés pendant la journée ; Une vieille femme, vous dis-je, dont la poitrine se soulève avec difficulté - raclant, il l'entend - raclant le fond de la gamelle de vie qu'on lui fait.
 
Présage ?
Signe des temps.
 
Au matin, les locataires de l'immeuble, eux-mêmes en situation précaire, iront quérir le gardien pour qu'il dégage cet immondice de leur passage.
 
Centres villes interdits
Misère
Hérétique.
 
Autant sortir de suite le zip et l'alcool à brûler,
pour zaper la grand-mère d'un retour de zipo sur le jean's.
 
Mirage ?!
 
Malheureusement - non.
 
- Tenez, pour votre petit déjeuner.
 
 
 
La misère, (se dit-il) ce peut être ...
une angoisse terrible,
une rue glacée dans la tête,
une pluie froide sur le cerveau,
une pluie d'hivers sous la peau.
0
Il ya des nuits dans la ville,
qui n'en finissent pas de vous aplatir,
à coup de pic à glaçon.
 
La misère,
ce peut-être l'absence d'une porte à laquelle frapper,
ce peut être la solitude en somme,
cette fée particulière penché trop top sur le berceau,
avec son lot de cadeaux.
 
La misère...
ce peut-être le désespoir,
un trop grand bonheur,
une peur qui ne tarie pas,
un désir qui ne vient plus,
un sanglot qui t'étouffe au détour d'un soir sans fin.
 
Le corps en boule de la vieille dame vient de remuer. Vision cauchemardesque. Campée sur ses deux jambes décharnées, la Misère maintient la Vieille à terre avec son trident. Pris au piège, l'humain femelle se tourne et se retourne sur ses cartons détrempés. Son sort est cimenté. Sans doute la grand-mère le sait-elle. Ce qu'elle ne parvient pas à comprendre, c'est la sentence qui la condamne à cet enfer avant de trépasser. De quel crime peut-on bien l'accuser pour mériter un sort aussi funeste, bien plus terrible encore que celui réservé aux criminels.
 
- Hitler n'est donc pas mort. (Se dit-il.)
 
Marcher, marcher,
marcher sans fin dans le froid épais de l'oublie,
avalé par la ville,
digéré à petit feu sur le grill ,
ensuqué,
les yeux exorbités,
fixes,
sous des lunettes noires,
le long des trottoirs,
sur la limite des grands boulevards.
 
 
Il s'éloigne,
absorbé par le déferlement d'une émotion tintée,
avalé par la houle d'une impuissance horrible,
enveloppé dans la gouaille des pluies glacées,
enivré par le crépitement des premiers bourgeons
lancé à la tête du béton,
du goudron,
du verre,
du plexi,
de l'acier...
Comme un défi.
 
 
- Bordel !!! Pas moyen d'écrire sous la pluie. !!! Pas moyen d'écrire sous la pluie.
 
Par bernardalex - Publié dans : Société
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Dimanche 5 mars 2006 7 05 /03 /Mars /2006 18:07

0

 

CPE - STO

Même credo

L'esclavagisme en crescendo

 

 

KÄRCHER - CPE... C'est haiN'E ux

L'étoile jeune c'est pour "camp"?:!

 

 

 Rendez-vous le 7 Mars à la manif  parisienne

contre les lois pétainistes et napoléoniennes.

 

 

 

Par bernardalex - Publié dans : politique
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De la peinture au...


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collages, à l'écriture et...



Réalisation Bertrand Normand

l'action poémique


Réalisation Bertrand Normand

Qu'est devenu ce fameux costume orange ?

En fait je l'ai gardé, découvrant au fur et à mesure

que la colombe de la Maison Blanche n'était en fait

qu'un corbeaux comme les autres.

Guantanamo est toujours ouvert alors que le sang

coule toujours autant en Afghanistan, en Irak, en Palestine...

La liste est longue. Quant au drapeau américain, associé au

costume de bagnard, il symbolise la crise financière venue des

États Unis d'Amérique qui tue aussi surement que les bombes.

Tribulations d'un bagnard


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