Samedi 31 octobre 2009
Photo : Jean-Marie Martin
J’ai cinquante ans
et ne porte aucune montre,
depuis l’âge de seize ans.
Sauf ma Rolex,
quand je répare mon Solex.
Exclusivement.
à tous`
La vie c’est court, (me susurre depuis toujours une petite voix à l’oreille).
Et plus tu cours plus c’est court. Voilà bien là la seule réalité vraie.
Quant aux restes, ce ne sont souvent que discours,
effets de manche et faux-semblants,
trois francs six sous et deux pièces rouges,
pour un festin de mendiants.
On ne vit qu’une fois dans la vie, du moins dans cette peau-là,
dans ce drap d’eau étrange venu d’ailleurs, faire l’expérience de l’éphémère.
C’est un fait, à chaque seconde qui passe, tu t’évapores.
Peur de te diluer dans l’univers ?
Dans cette immensité extraordinaire ?
D’y participer sans détourner les yeux ?
Heureux ?!
Depuis lors, je me prends pour un cachet effervescent,
un cachet tombé dont on « n’sais » où par le bon bout.
Plouf !
Plouf dans un verre d’eau posé sur le rebord d’une fenêtre,
ouverte aux quatre saisons.
Glouglou...
Depuis ce plouf, je me dissous et me résous à me dissoudre en regardant,
les yeux écarquillés comme au premier instant,
m’éclaboussant tel un chien fou,
dans un bouquet d’eau pétillante.
Glouglou !
Me diluant je me dissous en me disant :
Merde alors ! Quel truc ce truc ! Tu n’as pas idée de ta chance.
Sur un million de petites soeurs et petits frères,
lâchés entre les reins de ta mère,
c’est toi et toi seul qui as fait l’affaire.
Alors fais-leur honneur,
en appréciant à sa juste valeur
le cadeau qui t’est offert.
Et d’ailleurs,
qui te dit que tes 999 999 petites soeurs et petits frères
n’attendent pas ton retour derrière la porte, pour te demander des comptes
quant à la façon dont tu auras employé cet immense privilège qui t’est donné :
Contempler la Création de tes propres yeux,
t’y baigner,
en faire l’expérience,
participer de...
La vie est ailleurs,
(me susurre depuis toujours cette petite voix à l’oreille).
La vie est ailleurs, (me dit-elle).
Elle est là, à ta portée…
Ouvre-lui la porte, pour mieux te porter.
La vie,
c’est comme un voyage, un acide.
La vie, c’est comme une racine,
une boisson amère, un trip.
Libre à toi de prendre ou non le contrôle de ta console, de t’emparer de tes curseurs, de te reprogrammer. Te voilà libre. Libre de choisir. Pour le reste, on naît, on meurt, entre les deux:
L’existence
L’oeuvre unique
J’ai cinquante ans
et ne porte aucune montre,
depuis l’âge de seize ans.
Sauf ma Rolex,
quand je répare mon Solex.
Exclusivement.
à tous`
La vie c’est court, (me susurre depuis toujours une petite voix à l’oreille).
Et plus tu cours plus c’est court. Voilà bien là la seule réalité vraie.
Quant aux restes, ce ne sont souvent que discours,
effets de manche et faux-semblants,
trois francs six sous et deux pièces rouges,
pour un festin de mendiants.
On ne vit qu’une fois dans la vie, du moins dans cette peau-là,
dans ce drap d’eau étrange venu d’ailleurs, faire l’expérience de l’éphémère.
C’est un fait, à chaque seconde qui passe, tu t’évapores.
Peur de te diluer dans l’univers ?
Dans cette immensité extraordinaire ?
D’y participer sans détourner les yeux ?
Heureux ?!
Depuis lors, je me prends pour un cachet effervescent,
un cachet tombé dont on « n’sais » où par le bon bout.
Plouf !
Plouf dans un verre d’eau posé sur le rebord d’une fenêtre,
ouverte aux quatre saisons.
Glouglou...
Depuis ce plouf, je me dissous et me résous à me dissoudre en regardant,
les yeux écarquillés comme au premier instant,
m’éclaboussant tel un chien fou,
dans un bouquet d’eau pétillante.
Glouglou !
Me diluant je me dissous en me disant :
Merde alors ! Quel truc ce truc ! Tu n’as pas idée de ta chance.
Sur un million de petites soeurs et petits frères,
lâchés entre les reins de ta mère,
c’est toi et toi seul qui as fait l’affaire.
Alors fais-leur honneur,
en appréciant à sa juste valeur
le cadeau qui t’est offert.
Et d’ailleurs,
qui te dit que tes 999 999 petites soeurs et petits frères
n’attendent pas ton retour derrière la porte, pour te demander des comptes
quant à la façon dont tu auras employé cet immense privilège qui t’est donné :
Contempler la Création de tes propres yeux,
t’y baigner,
en faire l’expérience,
participer de...
La vie est ailleurs,(me susurre depuis toujours cette petite voix à l’oreille).
La vie est ailleurs, (me dit-elle).
Elle est là, à ta portée…
Ouvre-lui la porte, pour mieux te porter.
La vie,
c’est comme un voyage, un acide.
La vie, c’est comme une racine,
une boisson amère, un trip.
Libre à toi de prendre ou non le contrôle de ta console, de t’emparer de tes curseurs, de te reprogrammer. Te voilà libre. Libre de choisir. Pour le reste, on naît, on meurt, entre les deux:
L’existence
L’oeuvre unique
Atelier d'hiver
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