Autodidacte, je revendique d'être un peintre qui ne sait pas dessiner. Et
cette façon de ne pas savoir, de n'avoir plus voulu savoir, a fini par m'enseigner quelque chose de fondamental : une façon de peindre, une façon d'envisager mes collages, ainsi qu'une certaine
façon d'écrire que je revendique. Sur ce trajet, sur ce chemin solitaire, je procède par triangulation pour me déplacer. Ce qui ne m'interdit en rien de faire appel à d'autres disciplines lorsque
cela s'y prête, d'autant que ma curiosité n'est jamais en reste.
Pour finir, je dirais que ma peinture ponctue mes collages, qui ponctuent
mon écriture, qui ponctue à son tour... Chaque discipline de fer est la distraction de l'autre, comme dirait l'autre. Le tout étant constitutif d'un langage à part entière, un et indivisible. Je
me sens comme un batteur, qui à force de répétitions dissocie ses quatre membres, pour jouer d'un même instrument, au service d'une partition. Parviendrais-je à quelque chose ? Qu'importe,
puisque c'est le chemin parcouru pour y atteindre qui est le plus important...
* Depuis 2003 je peints vêtu d'un uniforme de prisonnier de Guatanamo, bien décidé à ne le déposer qu'après sa fermeture.
Par bernardalex le moullec
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Profiter ?
Ou apprécier ?
Avoir ?
Ou être ?
Photo/création : J.M Martin
Telles sont les vraies questions qui se posent aujourd'hui.
Au FOND.
Le reste n'est que discours,
Effets de manches et faux semblants,
Trois francs six sous, deux pièces rouges.
On naît,
On meurt,
Entre les deux :
l'Existence.
C'est tout.
C'est court.
Et plus tu cours plus c'est court.
Voilà bien là la seule réalité vraie.
Quant au reste...
On ne vit qu'une fois dans la vie,
Du moins dans cette peau-là,
Dans ce drap d'eau étrange venu d'ailleurs
Faire l'expérience de l'éphémère.
C'est un fait.
Chaque jour qui passe, tu t'évapores.
Peur de te diluer dans l'univers ?
Dans cette immensité extraordinaire ?
D'y participer sans détourner les yeux ?
Heureux ?!
Nous sommes comme des cachets effervescents,
Tombés dont on n'sait où par le bon bout.
Plouf !
Plouf dans un verre d'eau,
Posé sur le rebord d'une fenêtre,
Ouverte aux quatre saisons.
Glouglou...
Je me dissous et me résous à me dissoudre en regardant,
Les yeux écarquillés comme au premier instant,
M'éclaboussant tel un chien fou
Dans un bouquet pétillant.
Me diluant,
Je me dissous en me disant :
- Merde alors !
Quel truc ce truc !
Tu n'as pas idée de ta chance.
Sur un million de petites sœurs et petits frères
Lâchés entre les reins de ta mère,
C'est toi et toi seul qui a fait l'affaire.
Alors fais-leur honneur,
En appréciant à sa juste valeur
Le cadeau qui t'est offert.
Et d'ailleurs,
qui te dit que tes 999 999 petites sœurs et petits frères n'attendent pas derrière la porte que tu reviennes, pour te
demander des comptes quant à la façon dont tu auras employé cet immense privilège qui t'es donné :
Contempler la Création de tes propres yeux,
en faire l'expérience,
participer de...
Photo/création : J.M Martin
Par bernardalex le moullec
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Que pouvons-nous souhaiter
à Sarkozy en cette nouvelle année ?
Qu’il lise et re-lise les propos
du nouveau Président des États-Unis, rapportés par le Courrier international dans sa dernière livraison.
Et en particulier ceci :
… Je peux vous dire qu’il est essentiel de se ménager du temps pour
réfléchir et de ne pas être tout le temps dans l’action. Dans la mesure où il y a toujours une crise en vue, il y a toujours une bonne
raison d’organiser une réunion, de donner une conférence de presse. Je pense donc qu’il est important d’avoir cette discipline…
… Je ne suis pas certain de vouloir me plier entièrement à ces règles. (Parlant des règles de sécurité inerrantes à
ses nouvelles fonctions.) Ne plus pouvoir aller faire le plein à la station-service, faire ses courses à l’épicerie du coin ou emmener ses enfants au parc. Ce sont là des activités qui non
seulement font du bien, mais me permettent de rester en contact avec ce que vivent les Américains…
(Donc, le peuple. À condition de n'en avoir point la trouille.)
… Je crois que je sais repérer les talents et que j’embauche donc des gens compétents. Ayant un ego assez sain, je
n’hésite pas à recruter les gens les plus intelligents, même s’ils le sont plus que moi. Je tolère en revanche très mal les gens qui brassent du vent, cherchent à protéger
leur territoire ou se livrent à des petits manèges, et je le fais savoir d’emblé très clairement. C’est pourquoi, au bout d’un moment, les rapports de confiance commencent à
s’installer entre les gens, qui se concentrent sur leur mission et non sur les ambitions personnelles ou les conflits...
… Les gens qui travaillent avec moi savent quand je suis en colère. Je ne suis pas du genre à crier… En règle
générale, les gens ont envie de faire ce qu’il faut, et vous avez d’autant plus de poids si vous leur dites clairement ce que vous attendez et qu’ils voient que
vous faites vous-même ce qu’il faut…
À bon entendeur,
bonne année à notre petit-père
des milliardaires,
qui a du chemin à faire
pour être à la hauteur.
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Par bernardalex le moullec
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Lorsqu’on lui demandait de définir le temps, Saint Augustin répondait en ces termes :
“Si personne ne me le demande, je le sais ;
mais si on me le demande et que je veuille l’expliquer, je ne le sais plus”.
Idem pour ma peinture, même
situation...
Par bernardalex le moullec
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Mercredi 24 septembre 2008
pour se foutre sur la
gueule.
Alors je colle la nuit dans les rues en catimini
Des messages de paix
Sans trop y croire
Mais je le fais quand même
On ne sait jamais...
Turlututu chapeau pointu.
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Par bernardalex le moullec
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